Aujourd’hui, ouverture de la 40ème session du festival de Carthage : A l’heure de la mutation





Quarante ans déjà. Les pierres du prestigieux théâtre romain de Carthage offertes à la postérité, ont noué 40 ans au culte de la culture. Le festival de la banlieue nord laisse défiler son écheveau. Elles sont nombreuses les figures de proue du monde de l’art international qui se sont bousculées au portillon du festival de Carthage. A l’époque, ce sont Raja Farhat, Moncef Souissi et bien d’autres noms illustres qui ont fait la pluie et le beau temps du festival. Les temps ont changé depuis. Nos états d’esprit ont suivi. Car et d’une façon générale, 40 ans est l’âge où l’on atteint le summum de son développement intellectuel. Par extrapolation, Carthage atteint aujourd’hui l’âge mûr où sa scène s’embellit de lumières d’esprit. Il faut aussi se placer du côté de certains esprits grincheux pour considérer que 40 ans est l’âge où l’on a besoin d’être déridé. C’est chose faite. Aujourd’hui Carthage qui s’est construit depuis 40 ans un capital image, a su s’adapter aux temps modernes. Ouverture sur le monde arabe et occidental oblige : le festival requiert une programmation métissée. Aujourd’hui Carthage vit. L’apathie n’est pas son fort. Ou y trouve réuni tout l’art que l’époque actuelle a pu faire ressortir. Il faut dire que la question est universelle. Les grands philosophes n’existent plus mais les livres de philosophie, intéressants qu’ils soient continuent d’exister. Les grandes voix se font rares. Mais la musique, celle qui enchante ou celle qui sollicite hanche et épaules existe. Elle divertit aussi. C’est dans cet état d’esprit que l’on peut considérer que Carthage, aujourd’hui, est le produit de son temps. Mona BEN GAMRA


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com