Ecrit sans compromis





Du dernier écrit de Abdessalem Lassilaâ se dégage une odeur d’encre fraîche, mais aussi des flots de sang des humains aux corps mutilés jonchant la terre. «O... les Arabes», le recueil de poésie paru dans les «Services généraux de l’édition», deuxième semestre 2004, se veut au vitriol du monde arabe qui endure les supplices physiques et moraux de l’occupant, en gardant face à la situation une attitude passive. L’écrit de Lassilaâ se fait sans compromis, en ces temps où le liquide visqueux et noir et lui seul fait palpiter le cœur des machines et celui des trafiquants en bourse. Le poète a choisi de s’exprimer dans un langage simple, faisant fi de tout obscurantisme ou confusion. La répétition s’avère aussi une spécificité de l’écrit de Lassilaâ qui tente d’ébranler le lecteur et l’éveiller sur une situation qui ne fait qu’empirer. Le recueil de poésie de 113 pages est préfacé par le critique littéraire Kamel Omrane et comporte 13 poèmes où l’on retrouve le même style audacieux du poète qu’on a connu dans «Les spectateurs» (2003), «Les défis du temps des défaites» (1999), «Fatma El Khadra» (2001) ou encore «L’histoire de Abdessamiî» (2002). Signalons aussi que Abdessalem Lassilaâ a d’autres recueils de poésie en gestation : «La mort dans l’étreinte du pays», «Supplices à l’exil» et «Pages dans un livre de passion». Mona BEN GAMRA


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com