Les travaillistes prêts à réintégrer le gouvernement Sharon





Al Qods occupée-AFP L'opposition travailliste en Israël se préparait fébrilement hier à rejoindre dès que possible le gouvernement d'Ariel Sharon, insistant sur une "accélération" du retrait prévu en 2005 de l'armée de Gaza. Mais ce ralliement se heurte à une vive opposition au sein du parti Likoud (droite) de Sharon, la base et une partie de la direction étant hostiles au retrait de la Bande de Gaza et à l'entrée des travaillistes au cabinet. Le chef des travaillistes Shimon Pérès a demandé qu'un retrait de l'armée de l'armée soit "accéléré" et "coordonné" avec les Palestiniens, avant d'entamer dimanche des discussions avec M. Sharon en vue de l'entrée de son parti au gouvernement. Un autre dirigeant travailliste, Haïm Ramon, a réclamé un changement du tracé du "mur", pour que cette barrière de séparation dénoncée par la communauté internationale colle le plus possible à la frontière avec la Cisjordanie, au lieu de s'enfoncer dans ce territoire palestinien occupé. "Nous demanderons que le retrait soit accéléré et qu'il se fasse en coordination avec les Palestiniens", a dit Pérès à la radio. "Il n'y a aucune raison de faire traîner les choses, que plus de sang coule, que plus d'argent soit dépensé et il faut démanteler au plus vite les implantations", a-t-il dit. "Israël est en droit de décider unilatéralement de sortir de Gaza, mais l'application de cette décision nécessite une coordination et un dialogue avec les Palestiniens", selon lui. Pérès doit discuter dimanche avec le Premier ministre de la formation d'un cabinet d'union nationale. Il s'est refusé à ce stade de présenter des demandes de portefeuilles. Toutefois cette question risque de poser de sérieux problèmes, car Sharon va devoir faire de la place aux travaillistes en obligeant des ministres de son parti à renoncer à certains ministères-clés qu'ils occupent. Cela pourrait être le cas pour le ministre des Affaires étrangères Sylvan Shalom ou le ministre des Finances Benjamin Netanyahu. Or ces deux dirigeants du Likoud, qui sont les principaux rivaux de Sharon pour la direction du parti, ne manifestent aucune intention de renoncer à leurs postes.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com