Histoires de cœur : Faut-il mettre les parents au parfum ?





Quand le cœur bat chez un jeune, il peut être tenté de confier ses émois à ses parents. Mais certains d’entre-eux sont réceptifs à de telles confidences. D’autres non ! Au grand dam de l’intéressé. Tunis — Le Quotidien Le cœur c’est toujours une affaire très perso. Certains font tout pour cacher leurs histoires de cœur et d’autres n’ont pas de problèmes à afficher ce sentiment. Les parents n’ont pas tous la même réaction. Tantôt, c’est la maman qui se montre agréable avec l’élu de son enfant. Tantôt c’est le papa qui est plus compréhensif sur le plan sentimental. Saber Allegui dit tout à sa mère. Il lui fait un compte rendu de toutes les émotions qui palpitent dans son cœur. «Elle est très réceptive et très ouverte d’esprit. Elle insiste même en quelque sorte pour que je lui fasse part de tout ce qui m’arrive». Depuis qu’il a terminé ses études de radiologie, Saber subit la pression maternelle qui s’est accentuée. Car sa maman tient absolument à ce qu’il reste avec sa petite dulcinée actuelle. «Elles s’entendent à merveille à tel point que ma mère ne m’imagine pas avec une autre fille». En contrepartie, le papa de Saber est complètement exclu de ces histoires. Il se contente de quelques suppositions auxquelles il ne trouve jamais de confirmation. Pour Mohamed Selim Amairia, c’est également la maman qui est toujours au courant des histoires de cœur de son fils. «Même si je lui cache parfois des choses, elle s’en rend compte aussitôt d’après mon comportement». «Ce sont bien sûr les coups de fil que je reçois. Dès que je m’isole dans ma chambre, ma mère devine avec quel interlocuteur j’étais en contact». En effet, la maman joue souvent ce rôle de confidente pour ses enfants. Comme c’est le cas pour Saber ou Mohamed Selim qui va s’inscrire en DEA de Sciences politiques, plusieurs jeunes ne se gênent pas de faire part de leurs battements de cœur à leurs mères. Mais, il y a aussi des papas qui font exception à la règle. Généralement ils sont exclus de tout ce qui a trait au cœur. Mais pas tous. Maha Belhassen a 23 ans, depuis son adolescence, son père a ouvert le débat avec elle. Aujourd’hui maîtrisarde en Espagnol, elle continue à ouvrir son cœur à son papa. «Ma mère n’accepte pas trop les histoires de sentiments et nous a soumis à une certaine éducation austère. Mon père, par contre, a un esprit tout à fait différent. C’est vrai que je ne vais pas me permettre de papillonner ou de multiplier les conquêtes devant ses yeux, mais je me confie à lui». De nombreux autres jeunes amoureux ou en voie de l’être ne partagent rien avec leurs parents. Pour Soumaya Dachraoui, il est inconcevable d’abord pour sa mère d’apprendre de telles histoires. «Ma mère est très sévère et mon père encore plus. Je me contente de ma sœur jumelle en étant, toutes les deux, très vigilantes. Notre frère est aussi sévère que mes parents». Quant à Sami Mekki, c’est par respect qu’il gère tout seul ses histoires de cœur. «Je n’oserai jamais parler de mes sentiments devant l’un de mes parents. Je ne déclarerai mes sentiments que le jour où je me déciderai de me marier». Ce ne sera pas pour demain parce que cet étudiant qui s’estime encore très jeune (24 ans) pour assurer une telle responsabilité, a encore le temps devant lui avant de se retrouver dans une telle situation. M.K.


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com