Ordinateur familial : Les consommateurs et les grossistes sur la sellette





Avec l’avènement des nouvelles technologies de l’information et de la communication, le secteur de l’informatique a connu une évolution sans précédent en Tunisie. La ruée vers les ordinateurs a été accompagnée par plusieurs incitations de la part de l’Etat, notamment au niveau des prix. Cependant, certains commerçants n’hésitent pas à profiter de l’occasion pour doubler leurs marges de bénéfices aux dépens de la qualité. Tunis - Le Quotidien Force est de remarquer de nos jours que la tendance dans le domaine de l’investissement en Tunisie est orientée de plus en plus vers le secteur de l’informatique qui est considéré comme l’un des secteurs les plus porteurs dans l’avenir. Le «boom» de l’informatique en Tunisie revient en effet à la fin des années 90 suite à l’avènement de l’internet qui a été derrière une ruée remarquable sur les ordinateurs. Cette ruée a connu son niveau le plus élevé après les mesures présidentielles relatives à l’ordinateur familial, qui ont été à l’origine d’une baisse au niveau des prix devenus à la portée du citoyen moyen. Cette situation, bien que satisfaisante pour toutes les parties, semble ne pas l’être pour les commerçants qui n’ont pas hésité à en profiter pour multiplier leurs gains aux dépens de la qualité des machines vendues. Les personnes interrogées dans ce contexte par «Le Quotidien» partagent, en effet, cet avis en affirmant que les prix des ordinateurs familiaux disponibles sur le marché ne sont plus adaptés à leur qualité. Pour leur part, les vendeurs de cet type d’appareil renvoient la balle aux grossistes. Sami Oueslati, un étudiant rencontré près d’un commerçants de matériel informatique, affirme que les prix des ordinateurs ont connu une baisse remarquable suite aux mesures présidentielles. Mais malgré cette baisse, les prix restent quand même exagérés comparés avec la qualité des ordinateurs mis à la vente. «Il est vrai que les prix de l’ordinateur familial sont vraiment raisonnables et à la portée du citoyen moyen, mais au niveau de la qualité, tout ce qu’on peut dire c’est qu’ils sont médiocres», précise-t-il. De même Béchir Jabbar, étudiant, souligne que les commerçants tunisiens de l’informatique sont devenus moins soucieux de la qualité puisqu’ils essaient à tout prix d’importer des machines de «troisième choix» avec des prix très bas pour multiplier leurs marges de bénéfices en profitant des mesures relatives à l’ordinateur familial. De son côté, M. Samir Bouzaïène, fournisseur de produits informatiques, affirme dans ce contexte qu’il y a vraiment une différence claire entre les prix et la qualité des ordinateurs familiaux ou populaires. Il ajoute que ce phénomène a pour origine les grossistes qui importent ce genre d’appareil avec des prix bas sans pour autant exiger une qualité satisfaisante. «Cela dit, les grossistes semblent ainsi être les seuls à profiter des prix fixés pour l’ordinateur familial, en cherchant à importer des appareils bas de gamme», précise-t-il. M.Z.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com