Allaoui persiste et signe : «Saddam avait des liens avec des terroristes»





Londres - AFP Saddam Hussein avait des liens avec des «terroristes» comme Carlos et Abou Nidhal et avec des organisations liées à Al-Qaïda, a affirmé le Premier ministre du gouvernement intérimaire irakien Iyad Allaoui, hier sur la BBC-Radio. «Le passé de Saddam Hussein montre très clairement ses liens avec les terroristes internationaux, comme Carlos et Abou Nidhal, ou avec des groupes fondamentalistes», a-t-il affirmé. «Nous savons de façon certaine qu’il (Saddam Hussein) a établi des liens avec des chefs soudanais, pour travailler avec Al-Qaïda et des organisations du type d’Al-Qaïda», a poursuivi Allaoui. «La décision d’aller en guerre contre Saddam était une décision morale, prise pour des raisons éthiques. Nous, les Irakiens, apprécions énormément le rôle du Premier ministre britannique, Tony Blair et du président américain George W. Bush, pour aider l’Irak à se libérer», a-t-il dit. Il a admis que le mouvement de l’entente nationale irakienne, le parti d’opposition en exil qu’il dirigeait avant la chute du régime de Saddam Hussein, était à l’origine de l’affirmation que le régime de Bagdad avait des armes de destruction massive (ADM) qu’il pouvait déployer dans un délai de 45 minutes. Cette information avait été mise en exergue dans le dossier du gouvernement britannique publié en septembre 2002. «Nous avions cette information et elle faisait référence en réalité à un usage de ces armes contre les troupes irakiennes, si celles-ci se retournaient contre lui», a prétendu Allaoui. Le dossier gouvernemental suggérait que Saddam avait des armes de destruction massive capables de menacer les pays voisins et même Chypre, où se trouvent des bases militaires britanniques. «Il était en train de développer des capacités de longue portée, ses efforts ont été gênés par les sanctions et la surveillance étroite (dont il a fait l’objet) depuis 1991», a encore prétendu Allaoui. Personne ne pouvait vraiment dire s’il était capable de les développer complètement ou non», a-t-il poursuivi. «Tout au moins, les programmes étaient là, les preuves existaient, et ajoutés à ses liens avec le terrorisme, ils auraient posé un danger pour la Communauté internationale comme pour les Irakiens et les pays de la région», a déclaré Allaoui.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com