Les jeunes font le procès des jeunes





Solidaires généralement dans leur mode de vie et leur vision des choses. Tels semblent les jeunes. Mais en réalité, des différences sont perceptibles et nos jeunes n’hésitent pas à les dévoiler. Tunis - Le Quotidien Considérer la jeunesse tunisienne comme une entité homogène serait la condamner à être stéréotypée. Or les jeunes sont différents de par leur éducation, leurs milieux, leurs niveaux intellectuels... Pourtant, cette différence n’empêche en aucun l’existence de quelques points négatifs communs qui sont sources de reproches mutuels. En témoigne Aymen Z - 23 ans, étudiant en informatique industriel qui trouve à ce propos que la majorité des jeunes d’aujourd’hui sont attirés par la culture de l’éphémère. «C’est la génération «fast food», «fast love» ...Tout est dans «le fast». La plupart sont épris de superficiel, de fringues, de portables, de piercings ... Ils sont très influençables. Ce sont en fait des consommateurs passifs», dit-il. Wajih Sghaïer, 22 ans fonctionnaire, lui aussi, pense que la majorité est attirée par les solutions de facilité. «Ils ont la folie des grandeurs. Ils veulent tout avoir sans fournir le moindre effort. De plus ce qui est remarquable également c’est leur manque de respect vis-à-vis des adultes et de la société en général». Il faut dire que face aux attitudes de certains jeunes dans la rue, on se pose réellement des questions sur leur éducation. Des bagarres en pleine rue, des gros mots, des insultes, bref aucune considération pour les passants. Contrairement aux jeunes des générations précédentes, Sana Lounifi 24 ans, diplômée de l’école des Beaux Arts, trouve que les jeunes d’aujourd’hui vivent au jour le jour. «Ils ne sont pas habités par des causes, ils ont perdu leur repères», affirme Sana. «Se retrouvant ainsi captifs de la frime, des liens d’intérêt, des magouilles et de la mauvaise langue», ajoute-t-elle. Avec l’émergence de cette nouvelle classe sociale à savoir les nouveaux riches, dont la plupart ne croient pas trop aux valeurs traditionnelles le rapport des jeunes avec leur environnement a littéralement changé. «Ne croyant plus aux grandes valeurs humaines et aux grandes causes à savoir changer la société faire évoluer les choses... les jeunes dans leur majorité ne jurent que par leur intérêt», précise Sana. C’est l’avis également de Iheb Nasseri 20 ans, étudiant en économie, qui reproche aux jeunes d’aujourd’hui leur individualisme et leur esprit malsain. «De plus, je trouve qu’ils ne reconnaissent aucun intérêt. Ils croient que tout est permis et c’est, à la limite, dangereux pour eux», dit-il. Pour Nidhal A, 21 ans étudiant en économie, c’est plutôt le manque d’enthousiasme qu’il reproche aux jeunes de sa générations «chacun a son rêve, ses ambitions. Et tout jeune aspire au meilleur pour son avenir. Cependant, le manque de moyens constitue une réelle contrainte. Et c’est justement là le problème. Je trouve que la plupart des jeunes sont très passifs, démissionnaires. Ils manquent de persévérance d’obstination, de rébellion», affirme-t-il. Wissal Hasnaoui


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com