Jeunes et programmation des vacances : Les sentiers du hasard





Avant de partir en vacances, certains jeunes s’adressent aux agences, alors que d’autres ont recours aux annonces dans les journaux. Mais pour la plupart, il est encore difficile de parler de véritables traditions de programmation de vacances. C’est le hasard qui règne en roi. Tunis-Le Quotidien Les vacances sont nécessaires et permettent de se reposer, se relaxer et changer d’horizon. Pour partir prendre de l’air si c’est possible, chacun se prépare et programme ses «holidays» à sa manière. Certains recourent aux médias pour avoir une idée sur les propositions existantes. D’autres se débrouillent par leurs propres moyens. En effet, Dhafer et Wassim Sahbi sont deux frères qui ne consultent ni journaux, ni internet avant de partir en vacances. Ils ont toujours eu la chance d’avoir une mère qui travaille à la Compagnie Tunisienne de Navigation. Lorsqu’ils étaient plus jeunes, cela leur permettait d’aller automatiquement et gratuitement en vacances. A la fac, raconte Dhafer qui travaille également à la CTN, «je participais aux voyages organisés. Grâce aux affiches, on était au courant des programmes». Actuellement, Dhafer, qui a 29 ans et qui vient de convoler en justes noces, s’adresse directement aux agences de voyages. «Comme je pars généralement à l’étranger, je suis mieux servi chez les agences de voyages». Pour son frère Wassim, un jeune prof de musique, il ne consulte pas non plus les médias. «Je pense que les agences offrent un meilleur renseignement». Mais ce qui encourage Wassim à faire appel aux services des agences, «c’est la facilité de la procédure». Au fait, Wassim a des connaissances un peu partout qui lui rendent l’accès à ces renseignements plus faciles. Des fois «on me contacte carrément pour me mettre au courant de certains programmes». Quant à leurs amis, ils consultent pour la plupart les journaux afin de planifier leurs vacances. Comme leurs séjours sont programmés pour la Tunisie, ils trouvent tout ce qu’il faut dans les insertions publicitaires sur les colonnes des journaux. La tendance générale qui transparaît, c’est que les jeunes n’ont pas encore tous des traditions de programmation de vacances. Il est vrai que la vague des amateurs de festivals de Tabarka a donné lieu à un mode de location de maisons en groupe, ce qui revient moins cher. D’autre part, il y a une autre catégorie qui a, plus ou moins, les moyens de se payer des séjours dans les hôtels. Dans les deux cas, ce sont les courtiers, les agents immobiliers et les journaux qui font l’affaire pour ces jeunes vacanciers. Ou alors, l’on s’adresse directement aux hôtels via le téléphone. Zohra Belkahia et Chédlia Jémili sont deux Bizertines qui projettent d’aller à Tabarka. Elles sont cousines et comptent élargir le groupe. Viendront s’ajouter en l’occurrence les autres cousins. «J’ai contacté une agence immobilière à Tabarka. J’ai trouvé le numéro sur le journal et j’ai appelé. C’est mon frère qui s’est déplacé pour voir la maison et conclure le marché avec le propriétaire», explique Chédlia, étudiante à la Faculté des Sciences de Bizerte. Pour plusieurs autres jeunes, les vacances ont très souvent lieu au hasard. Sans consulter quoi que ce soit, ils se retrouvent tantôt au bord de la mer, tantôt dans un petit studio à proximité de la plage. L’autre alternative, c’est de se déplacer jusqu’à la mer à chaque fois que la clique se rassemble. M.K.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com