Kim Myung Gon (Directeur du théâtre national coréen) : L’art et la manière





Savant dosage du «Pansori» (chant traditionnel coréen) servi par un texte de Shakespeare qui ne s’essouffle pratiquement jamais, dont les phrases se télescopent dans des scènes dépouillées : c’est bien l’opéra «King Uru» donné avant-hier au théâtre antique de Carthage. Entre un orchestre, des musiciens et des comédiens au nombre de 45, ce fut un soir d’enchantement autour d’un chef d’œuvre pathétique et merveilleux à souhait. Le tout était patronné par M. Kim Myung Gon, le directeur général du Théâtre national coréen (TNC). Normal pour celui qui en a fait la voie. Ils sont plusieurs illustres artistes qui ont fait les beaux jours et le mauvais temps du théâtre national de la Corée. Kim Myung Gon est de ceux-là. Il était venu à la tête du TNC en l’an 2000. Bien avant, il a enseigné les arts populaires qu’il a assortis d’une touche de modernité. Ainsi étant, il était le premier à avoir relié le «Pansori» au théâtre pour en faire ressortir un genre nouveau : Le «Pansori dramatique». Durant ses études à l’Université nationale de Séoul (en langue et littéraire allemande), il a toujours été intéressé par la préservation et la promotion de l’art traditionnel coréen. Celui-ci a connu un temps de répit notamment dans les années 70 lorsque la Corée avait pour première préoccupation le gigantesque développement industriel et économique. Aujourd’hui l’avancée se fait technologique et artistique. En haut lieu de la culture et de la civilisation, la Corée a aujourd’hui, une longue ère d’histoire théâtrale. Une histoire dans l’art qu’elle veut partager avec autrui. C’est du moins le souhait du directeur du TNC. Mona BEN GAMRA


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com