Fadhl Chaker et Dina Hayek à Carthage : Signes de feu





On les prend parfois pour un feu de paille, ces chanteurs qu’on découvre par écrans interposés, dans ces émissions télévisuelles gavées de variétés. Il s’avère que cela crée des besoins... et non des moindres : premier constat du spectacle de Fadhl Chaker et de Dina Hayek, donné avant-hier à Carthage. Minuit sonnante. Fadhl Chaker était toujours en une sorte de transe avec ce public frénétique. Pour la seconde année consécutive, Fadhl Chaker retrouve son public de Carthage. Il n’a pas changé depuis. Même démarche, même sourire discret, excepté le fait qu’il ait ajouté à son répertoire d’autres chansons. Il nous a fait revivre dans son univers à coup de vieux succès à la fois vivifiants et onctueux. De sa voix mélodieuse, il chantait «Ya Ghaïeb», «Sindbad», «Yana Yana»... avec cette constance dans l’interprétation digne des grandes prestations. Côté public, les filles et les jeunes mamans notamment ne se font pas prier pour battre la mesure, reprendre des refrains et réserver de chaleureuses ovations à l’apparition de l’artiste et pour accompagner quasiment toutes les chansons. * Tout feu, tout flamme Dina Hayek, non plus n’a pas démérité. La jeune voix libanaise a interprété des chansons de son album «Sih El Gharam» (L’enchantement de la passion). Elle chantait la paix, la liberté, le vol des colombes aux yeux de lumière, ivres de joie, d’amour et de vie... Elle chantait la Tunisie et n’a pas hésité à reprendre une chanson de Dhikra «Wahichni», en hommage à notre artiste émérite. Elle était tout à fait à l’aise dans sa robe orange où s’attachait une sorte d’étoffe vaporeuse... tout feu tout flamme... Au final, la première soirée musicale au festival de Carthage était un succès aussi bien pour la 40ème session qui a drainé un grand flot d’individus, que pour les sociétés libanaises privées qui font du domaine de l’art une véritable «Starmania». Mona BEN GAMRA


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com