Marché central : Les prix, gentils pour les fruits, aigres-doux pour le poisson





Au marché central, l’abondance est le maître-mot. Fruits, légumes et poissons sont proposés à profusion et à des prix abordables dans l’ensemble, exception faite peut-être de quelques espèces de fruits de mer. Tunis-Le Quotidien Avec la folie de la température qui alterne ces derniers jours le chaud et la fraîcheur particulièrement durant la nuit, les prix de certains produits exposés du côté du marché central de la capitale semblent suivre la même tendance. Les prix plus ou moins doux concernent essentiellement le compartiment des fruits qui se caractérise aussi bien par l’abondance de l’offre que par des prix qui semblent être à la portée de toutes les bourses. Ainsi, et outre les bananes qui ont vu leurs prix chuter d’une façon spectaculaire jusqu’au moins de 1d,200 le kilo, les fruits de saison tels que les pêches, les figues et les raisins de table sont proposés à des prix oscillant entre 1d,200 et 1d,500, pour les deux premiers et jusqu’à 2 dinars pour les raisins. La modération touche aussi les pommes dont les prix varient entre huit cents (800) millimes et 1d,300 pour les pommes locales et frôlent les 2d,500 pour les pommes importées. Pour la pastèque fraîche et le melon, les deux fruits phares de la saison estivale, les prix offerts aux consommateurs ne sont pas toujours arrivés à leur bas niveau des années précédentes puisque le kilogramme est fixé entre 350 à 400 millimes. * Poissons à prix salés Rayon fruits de mer en revanche, la course finit en... queue de poisson. Les tarifs, dans l’ensemble, restent assez élevés, exception faite des sardines (1d,500 le kg), des maquereaux (3d,500 le kg) et des bonites (3d,500 le kg). Les prix des autres espèces s’inscrivent plutôt à la hausse. Le kilo de rouget est ainsi proposé à 10d,600, les crevettes à 6d,800, le calamar à 8d,600 et le mérou blanc à 12d,600 contre 13d,600 pour le loup. Abdessatar Masmoudi, poissonnier au marché central, impute cette tendance relative à la hausse des prix au mauvais temps qui a sévi ces derniers jours. Le marché obéissant à la loi de l’offre et de la demande, les quantités plus ou moins limités prises dans les filets ont vu leurs prix littéralement flamber. Et comme un inconvénient n’arrive jamais seul, la spéculation n’a pas manqué de mettre son grain de sable pour saler la note. Abdessatar Masmoudi, en fin connaisseur des tendances du marché, pense également que ces prix sont couramment pratiqués en début de semaine. Sous entendu, c’est en milieu de semaine que l’on peut faire de bonnes affaires au rayon des fruits de mer. Les plus pressés peuvent toutefois jeter leur dévolu sur les chevrettes, proposées à 2d,000 le kg en attendant que le marché calme ses ardeurs et revienne à de meilleures intentions. H.G


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com