Mobilisation internationale face à la tragédie du Darfour





Les initiatives se sont multipliées cette semaine pour prévenir une catastrophe humanitaire au Darfour, dans l'ouest du Soudan, théâtre de violences qui ont déjà fait des milliers de morts et menacent des centaines de milliers de déplacés. Le Quotidien-Agences Le Président américain George Bush a exigé hier que le Soudan fasse cesser les violences des milices au Darfour, et qu’il facilite l’accès des secours dans cette région. Le secrétaire d'état américain Colin Powell, très actif sur ce dossier, a lancé hier un nouvel appel à l'action en rappelant à New York : "C'est une catastrophe, des gens meurent en nombre croissant". Par la suite, le Congrès américain a voté une résolution non-contraignante qualifiant la situation au Darfour de "génocide" et demandant au président George W. Bush, mobilisé par la campagne pour sa réélection, d'intervenir. Dans le même temps, le ministre français des Affaires étrangères Michel Barnier s'apprêtait à partir pour cette zone frontalière du Tchad où il est attendu mardi 27 juillet. Il visitera notamment un camp de déplacés. Londres doit aussi dépêcher son ministre des Affaires étrangères Jack Straw au Soudan à la fin du mois d'août, mais étudie déjà comment ses militaires pourraient participer à des opérations d'assistance dans cette zone difficile d'accès. * Vers une résolution de l’ONU Des milliers de civils ont été tués dans les combats qui opposent depuis 17 mois dans le Darfour une rébellion armée de populations locales et des milices arabes soutenues par le gouvernement de Khartoum, les "djandjawids". Plus d'un million d'habitants ont été chassés de leurs foyers et quelque 120.000 se sont réfugiés au Tchad voisin. Powell est venu présenter au Conseil de sécurité de l'Onu un nouveau projet de résolution qui pourrait déboucher à terme sur la menace de sanctions contre Khartoum. Dans un premier temps, cette résolution devrait présenter un calendrier précis d'étapes à réaliser dans un délai court pour ramener le calme dans le Darfour. L'organisation humanitaire Human Rights Watch a affirmé récemment être en possession de documents démontrant que le gouvernement soudanais recrutait, armait et aidait les milices, ce que Khartoum a démenti à plusieurs reprises.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com