Alecso/ La science, même en Chine





Le monde arabe et la Chine ont toujours entretenu des relations bilatérales qu’ils jugent satisfaisantes. Aujourd’hui, ils veulent aller plus loin notamment dans les domaines de l’enseignement et de la culture. Le dialogue entre ces deux grandes civilisations où chacune de son côté a apporté son plus de savoir et d’intelligence au reste de l’humanité, a été timide et discrète. L’histoire a voulu que ces deux empires s’éclipsent de la scène internationale (pour cause de colonisation pour l’un et communisme pour l’autre). Aujourd’hui, les deux rêvent d’un grand retour. En tournant le dos au communisme pur et dur, la Chine a démontré ces dernières années sa capacité à nouer des relations plus intenses avec les autres pays. Forte et fière de son capital humain et civilisationnel, la Chine constitue aujourd’hui un des plus grands marchés au monde, mais aussi un pôle politique important. Les opérateurs internationaux se ruent vers ce pays et ambitionnent d’y nouer des partenariats et des échanges fructueux. C’est le cas de l’Organisation arabe pour l’Education, la Culture et la Science (Alecso), qui cherche à marquer sa présence dans ce gigantesque pays... Ainsi, le directeur général de l’Alecso, M. Mongi Bousnina, a présidé deux réunions avec les ambassadeurs arabes accrédités en Chine et le doyen et les enseignants de la faculté de langue arabe à l’université des études étrangères de Pékin. Ce conclave a abouti à l’établissement d’un protocole d’accord culturel qui s’inscrit dans le cadre de la Conférence du dialogue arabo-chinois qui se tiendra probablement en octobre 2005. La première session de cette conférence a eu lieu en 1999. Au cours de ce protocole d’accord, plusieurs volets ont été traités, notamment la traduction considérée comme le sujet le plus important. Ainsi donc, des œuvres scientifiques chinoises seront traduites par le Centre pour l’Arabisation, la traduction, la Création et la Publication (DAMAS), qui dépend de l’Alecso. Des traductions seront réalisées aussi dans le sens inverse et toucheront les œuvres littéraires arabes et chinoises. C’est un vaste programme d’édition où collaboreront des éditeurs des deux côtés. Par ailleurs, une semaine culturelle arabe se tiendra à Pékin, ainsi qu’un colloque international dont les axes de réflexion seront définis par les ministres arabes qui se réuniront à Sanaâ, au Yémen, en octobre 2004. Autres sujets importants qui seront débattus : l’enseignement de la langue arabe en Chine et l’édition d’un dictionnaire ainsi que l’actualisation du dictionnaire arabo-chinois contemporain. Zohra ABID


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com