Le ministre irakien de la Défense : «L’Iran premier ennemi de l’Irak»





L’Iran reste le “premier ennemi de l’Irak”, a déclaré le ministre irakien de la Défense Hazem Chaâlane dans un entretien au quotidien américain Washington Post. Le Quotidien - Agences “L’Iran s’ingère afin de tuer la démocratie”, déclare également Chaâlane dans cet entretien, en accusant ce pays, avec lequel l’Irak a été en guerre de 1980 à 1988, de soutenir “le terrorisme et faire venir des ennemis en Irak”. Lors de cet entretien publié hier, le ministre irakien a notamment accusé l’Iran d’avoir “pris le contrôle de postes frontières irakiens, envoyé des espions et des saboteurs et infiltré le nouveau gouvernement (irakien) - y compris son ministère”, selon le Washington Post. Chaâlane a précisé au quotidien que plusieurs personnes ayant combattu en Afghanistan avaient été capturées en Irak, et qu’elles avaient “reconnu avoir reçu de l’aide de forces de sécurité iraniennes”. En particulier, un Soudanais en contact avec des services du renseignement iranien aurait été capturé en avril en possession d’un “poison très puissant” avec lequel il se préparait à contaminer l’eau de Diwaniyah, à 180 km au Sud de Bagdad. Deux personnes “travaillant avec le renseignement iranien” auraient été capturées il y a trois semaines dans le Nord-Est de l’Irak, a encore dit le ministre au quotidien américain. L’Irak accuse régulièrement des groupes armés infiltrés clandestinement de complicité avec les auteurs des attaques perpétrées en Irak depuis la fin de la guerre au printemps 2003. * L’Iran reconnaît Lors d’une réunion la semaine dernière au Caire des chefs de la diplomatie des pays voisins de l’Irak, le ministre des Affaires étrangères iranien Kamal Kharazi avait reconnu la possibilité d’infiltrations à travers la frontière iranienne, en niant toutefois la responsabilité des autorités de Téhéran dans de tels passages clandestins. Le vice-ministre irakien des Affaires étrangères Labid Abbaoui a pour sa part souligné dans le Washington Post: “Nous avons des problèmes avec les pays voisins en général”. “Nous n’accusons pas les gouvernements, mais nous pensons qu’ils n’en font pas assez aux frontières pour empêcher les infiltrations”, a ajouté Abbaoui, estimant que des terroristes arrivent en Irak à partir de Syrie, de Jordanie et d’Arabie Saoudite. “Beaucoup de pays envoient des espions” en Irak, a également déclaré Abbaoui. La guerre Iran-Irak, entre 1980 et 1988, avait fait entre 500.000 et un million de morts.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com