Les Dirigeants font toujours la loi : Ces entraîneurs lâchés à cause de leur… réussite!





Le fait est bizarre, mais il ne cesse de se reproduire d’une saison à l’autre. La plupart des entraîneurs qui ont réalisé des exploits ont quitté leurs clubs ou… en ont été chassés! C’est comme si leur succès dérange. Pourtant, les dirigeants ont mille raisons de retenir ceux qui ont contribué à la réussite de ces clubs. Paradoxalement, un simple tour d’horizon nous fait découvrir le contraire. A commencer par M’rad Mahjoub, l’artisan du renouveau du C.S.S. Il est vrai qu’il a reçu une offre alléchante du côté de l’E.S.S, mais il était possible de le garder, moyennant quelques sacrifices financiers comme c’était le cas pour certains joueurs. Au moment ou l’ensemble sfaxien vient de décoller, le changement du staff technique pourrait tout remettre en question. En Nationale B, tous ceux qui ont réussi ont… sauté. Baccar Ben Miled qui a contribué à la montée de l’E.O.G.K parmi l’élite a été remercié. C’est le cas de Kamel Kadri qui a réussi un exploit historique en envoyant El Gaouafel de Gafsa en Nationale A pour la première fois de son histoire. Ses compétences sont reconnues par tous les observateurs sportifs et tout laissait croire que les dirigeants de Gafsa allaient tout sacrifier pour préserver leur joyau. Non loin de là, Labiadh a dû cravacher dur pour assurer à l’E.S. Zarzis un retour rapide parmi les meilleurs. Malheureusement pour l’équipe, il n’a pas été confirmé à son poste comme s’il n’était pas capable de mener la barque de l’E.S.Z en Nationale A. D’autres cas similaires ont eu lieu dans les divisions inférieures. A titre d’exemple, Wahid Mnif ne renouvellera pas son expérience avec la J.S Omranienne malgré une saison pleine couronnée par une montée inespérée. De même, Rejeb Essayeh et Mabrouk Fehmi n’ont pas été sollicités pour continuer leur œuvre au Stade Gabésien et à Zarzouna après un parcours de rêve qui a conduit ces deux équipes en Nationale B. * Les héros,ce sont les dirigeants D’autres exemples sont là pour confirmer cette fâcheuse tendance. Les dirigeants pensent peut-être que la réussite leur revient en premier lieu. On se rappelle des propos d’un président de club qui, voulant minimiser les mérites de son entraîneur après l’accession en Nationale A, n’a pas hésité à affirmer que son technicien n’a rien fait d’exceptionnel puisqu’il (le président) s’est chargé d’arranger quelques matches en payant les adversaires lors des dernières journées du championnat! Ainsi, on comprend aisément que le mot continuité ne veut absolument rien dire pour ces gens qui se veulent les seuls héros d’une éventuelle réussite. On est là devant des situations courantes qui ne font que briser l’élan de quelques équipes qui continuent à faire l’ascenseur, faute de continuité et de perspicacité chez les dirigeants. Dommage!… Kamel zaïem


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com