Refonte des services de sécurité palestiniens : Le flou…





• Ahmed Qoreï retire sa démission • Deux Palestiniens tués La refonte des multiples services de sécurité palestiniens maintient le flou sur des questions essentielles : la désignation de la partie qui les dirige et la définition de leurs activités. Le Premier ministre palestinien a, de son côté, retiré sa démission alors que sur le terrain deux Palestiniens ont été tués. Le Quotidien-Agences Le président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat a annoncé il y a dix jours un regroupement des services de sécurité palestiniens, les réduisant de huit à trois. Une telle réforme était réclamée de longue date par la communauté internationale. Si théoriquement, la police et la sécurité préventive, sans parler de la défense civile, doivent relever du ministère de l'Intérieur, sur le terrain le gouvernement n'a jusqu'à présent pas son mot à dire dans les activités de ses services, indique un proche de Yasser Arafat. "Depuis le gouvernement d'Abou Mazen, ces services étaient théoriquement rattachés au ministre de l'Intérieur, mais aucun gouvernement n'a osé exercer ce droit", a affirmé Azzam al-Ahmad, ministre des Communications. Le 24 juillet, le président de l'Autorité palestinienne a nié tout conflit de prérogatives avec son Premier ministre Ahmad Qoreï, soulignant qu'il "accepterait tout ce que demandera Qoreï", mais que ce dernier ne lui avait pas présenté de "demandes spécifiques". * Démission annulée Qoreï, qui a présenté il y a dix jours sa démission à Arafat qui l'a refusée, réclame davantage de pouvoirs sur les services de sécurité. Il a fini par décider de se maintenir à son poste. «Le président a refusé et j’obéirai», a-t-il affirmé. Ahmad, un proche de Yasser Arafat, souligne que la plupart des chefs de ses services ainsi que des commandants militaires issus du Fatah, le principal mouvement palestinien fondé par Arafat, "ont une allégeance totale au dirigeant palestinien et se considèrent plus puissants que n'importe quel ministre". Aussi la nomination par Yasser Arafat de son cousin, Moussa Arafat, au poste de chef pour la sécurité générale a-t-elle provoqué des démissions en chaîne des commandants de la police navale, le général Jomaa Ghali, et du renseignement, Amine al-Hindi, amenant le président de l'Autorité palestinienne à limiter à la seule bande de Gaza le champ des compétences de Moussa Arafat. Les commandants, d'anciens compagnons d'armes de Yasser Arafat, prennent directement leurs ordres de Arafat, qui tient à assurer son contrôle sur ces services, a indiqué Ahmad. Selon les observateurs, Yasser Arafat a par ailleurs tenu à nommer au ministère de l'Intérieur des personnalités loyales qui ne lui font pas d'ombre. Le Conseil législatif palestinien (CLP, Parlement) insiste pour sa part pour définir les fonctions de chaque service de sécurité et encadrer son activité par un texte législatif. Un rapport adopté par le Conseil estime que "la principale raison de l'inaction des services de sécurité et des infractions (à la loi) est le manque de directives claires". Par ailleurs, dans la Bande de Gaza, deux Palestiniens dont un militant du groupe Hamas ont été tués et six blessés, y compris deux enfants, par des tirs de soldats israéliens.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com