Deux ministres détournés par des militants : Les Palestiniens au bord de la guerre civile





Deux ministres palestiniens ont été contraints hier de quitter la Bande de Gaza par des militants armés. Au même moment, le Premier ministre palestinien s’efforçait d’ouvrir un nouveau chapitre avec Yasser Arafat. Le Quotidien-Agences Les ministres des Affaires sociales Intissar Al-Wazir et de l'Education Naïm Aboul Homous, venus de Cisjordanie, ont été forcés de rebrousser chemin non loin du terminal routier d'Erez après que leur voiture eut été stoppée sur la route menant à la ville de Beit Hanoun, assiégée par les troupes israéliennes. Selon des sources sécuritaires, des manifestants en colère leur ont enjoint de retourner en Cisjordanie et ont érigé un barrage sur la route pour les empêcher de poursuivre leur chemin. Des militants palestiniens armés patrouillent régulièrement sur l'axe routier reliant Erez à Beit Hanoun, au nord-est de la ville de Gaza. Des sources au terminal d'Erez ont indiqué que les deux ministres étaient rentrés vers le terminal en direction d'Israël, mais il n'a pas été possible dans l'immédiat de connaître leur destination. * Nouveau chapitre De son côté, le Premier ministre palestinien Ahmad Qoreï s'efforçait hier d'ouvrir un nouveau chapitre dans ses relations avec son parlement et le président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat qui l'a convaincu de rester en poste. Qoreï avait exprimé la veille l'espoir que l'arrangement conclu avec Arafat constituerait "une nouvelle étape pour une réforme et le renforcement du rôle de la loi". Dans le même sens, le principal quotidien palestinien Al-Qods se félicitait hier de la fin d'une crise interne qui "préoccupait chaque Palestinien". Selon le journal, Arafat a "donné son feu vert à des changements et des réformes radicales au niveau politique, sécuritaire et administratif", grâce à quoi "l'unité nationale" a été préservée. Le Conseil législatif palestinien (CLP - Parlement) a néanmoins décidé d'examiner dans une semaine la réalité des réformes promises. De fait, concernant la sécurité, Arafat a uniquement confirmé les pouvoirs octroyés par la Constitution au Premier ministre, conservant le contrôle des principaux services de sécurité: le service de sécurité nationale et les Renseignements, ainsi que toutes leurs branches. Qoreï, qui avait présenté sa démission le 17 juillet à la suite d'une série d'enlèvements et d'affrontements interpalestiniens dans les Territoires, a refusé de dire si son gouvernement avait obtenu les prérogatives qu'il réclamait pour contrôler les services de sécurité. Plusieurs mesures ont été annoncées avant-hier par le Cabinet, notamment "l'activation d'un plan de réformes de l'Autorité, présenté par le CLP et l'examen de tous les dossiers sur des actes de l'Autorité ayant porté préjudice (aux habitants palestiniens), et ceux relatifs à la corruption".


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com