Festival de Den-Den : Du grand art et de la bonne humeur





Ksar Zarrouk ou le Centre de l’Electronique de Den Den abrite depuis le 24 juillet 2004 les veillées du Festival de Den-Den qui est aujourd’hui à sa 20ème édition. Un menu riche et varié a été sélectionné par la direction du Festival. Aussi, les spectateurs ont eu droit, la veille de la fête de la République, à un spectacle de musique animé par la troupe de Mustapha Charfi avec la participation de Ridha Hajjem et de la célèbre cantatrice Monia Béjaoui, avec pour invité d’honneur Zine El Haddad dont la prestation lors de la 19ème édition du même festival a été fort appréciée. Pendant plus de 2 heures, les vedettes de la chanson tunisienne ont enchaîné avec plusieurs tubes fort connus du public, surtout les moins jeunes. Monia Béjaoui a clôturé la soirée par une chanson de celle dont la voix ne s’éteindra jamais : Oum Kalthoum. La soirée du dimanche a été consacrée à «La Hadhra» avec le célèbre Hédi Donia. La troupe qui l’accompagnait a été remarquable, toutefois le public aurait aimé écouter Hédi Donia en solo, ce dernier s’étant «éclipsé» un peu trop tôt. La vedette du festival a été incontestablement Samir Loussif. Ce dernier a drainé un grand nombre de fervents du folklore, un public venu de Den-Den , Khaznadar et ses environs. Il y avait surtout des jeunes à la recherche de défoulement qui ont été portés par le rythme et ont fredonné toutes les chansons. * Une chimère cocasse Nasreddine Ben Mokhtar a pimenté le festival par sa pièce de théâtre «Hay El Akaber», un one-man-show qui a drainé un public assez nombreux. Il s’agit d’un échange de rôles et de quartiers entre riches et gens de condition modeste, une information qui a été transmise par toutes les chaînes de télévision et qui a eu lieu en Tunisie. Ainsi, les pauvres sont allés s’installer dans les quartiers d’El Menzah, El Manar et ont laissé leurs maisons aux riches avec tous leurs accessoires... Inversion cacasse des rôles... il s’agissait tout simplement d’une chimère, comme quoi «on ne cède pas son bien aussi facilement que cela». La mise en scène était tellement véridique qu’on a cru que c’était vrai. Bravo à Nasreddine qui n’a pas manqué d’agrémenter cette histoire de petits Sketches (bien que connus) mis à jour selon la circonstance. Les soirées continuent de plus belle avec Lamina Ennahdi, programmé pour la veillée de demain avec «Fi Hak Essardouk Ennraïchou», le ballet de Sihem Belkhodja prévu pour le dimanche 1er août. La clôture sera assurée par Nébiha Karaouli... Une belle soirée en perspective. H.B.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com