OTAN : Bras de fer entre Paris et Washington





Sa crédibilité en jeu, l'Otan est arrivé à finaliser un accord sur la mise en oeuvre d'une mission promise aux Irakiens pour la formation de leurs forces de sécurité, qui a fait l'objet de négociations tendues entre la France et les Etats-Unis notamment. Le Quotidien - Agences Les représentants permanents des pays membres de l’OTAN sont parvenus à un accord hier soir sur le lancement d’une mission de formation des forces de sécurité irakiennes, a-t-on appris auprès d’un responsable de l’OTAN. Selon des sources diplomatiques, le compromis permettrait de commencer effectivement la mission de l'Otan, en dépêchant dès la fin de la semaine prochaine en Irak une équipe d'entre vingt à trente officiers et experts auprès du ministère irakien de la Défense qui reviendraient faire rapport à la mi-septembre sur les besoins d'une mission plus large. * Divergence sur les modalités Une divergence de fond, entre les Etats-Unis et la France notamment, sur les modalités du commandement militaire de la mission de l'Otan sur le terrain, a retardé pendant trois jours la décision. Une polémique qui témoigne des rancoeurs persistantes au sein de l'Alliance plus d'un an après les divisions provoquées par la guerre américano-britannique en Irak. Pour les Etats-Unis, les formateurs de l'Otan, y compris la petite équipe d'avant-garde, auront besoin d'être protégés en terrain hostile et les forces de la coalition sont les mieux à même de fournir cette couverture, d'où son exigence d'un lien formel entre la mission de l'Otan et la force multinationale en Irak. La France, mais aussi d'autres pays, ne s'oppose pas à ce qu'il y ait des relations entre la mission de l'Otan et la force multinationale mais refuse le principe d'un commandement unique, craignant que l'Otan puisse dès lors être "absorbée" par les forces de la coalition, avait-on indiqué jeudi soir de source diplomatique française. A Paris, le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères a estimé avant-hier qu'il serait "anormal et regrettable que ce point puisse bloquer l'envoi de la mission" préparatoire de l'Otan. Cette question du lien entre la mission de formation et la force multinationale "pourra être examinée ultérieurement", avait-il ajouté, ce que la délégation américaine a enfin accepté.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com