Dans son discours d’investiture : Kerry mène la guerre contre la guerre





Le candidat démocrate à la présidence américaine John Kerry a critiqué la politique du président George W. Bush en termes vifs et mordants lors de son discours d'investiture, qu'il a prononcé jeudi soir en clôture de la Convention nationale démocrate à Boston. "Je serai un commandant en chef qui ne vous conduira jamais à la guerre sans nécessité", a promis John Kerry. Le Quotidien - Agences "Dire qu'il y a des armes de destruction massive en Irak ne fait pas que cela existe", a déclaré le sénateur du Massachusetts, un vétéran de la Guerre du Vietnam. "Dire que nous pouvons mener une guerre à bon marché ne fait pas que cela existe", a ajouté John Kerry s'adressant aux 4.300 délégués rassemblés dans le FleetCenter et aux millions de téléspectateurs regardant la diffusion du discours en direct. Le sénateur de 60 ans a fait une entrée triomphale dans la salle, traversant la foule qui criait et agitait des drapeaux pour manifester son enthousiasme. "Je suis John Kerry et je me présente par devoir", a-t-il déclaré en guise de salut avant de commencer son allocution qui a duré près d'une heure. Dans un discours ponctué de fréquentes références au patriotisme et à ses faits d'arme, John Kerry a souligné que le drapeau américain "n'appartenait à aucun président. Il n'appartient à aucune idéologie et il n'appartient à aucun parti. Il appartient au peuple américain tout entier". "Jeune homme, j'ai défendu ce pays et je le défendrai comme président", a-t-il dit. "Qu'il n'y ait pas de confusion: je n'hésiterai jamais à utiliser la force quand c'est nécessaire". Le discours de John Kerry était le point d'orgue d'une Convention de quatre jours destinée à persuader les millions d'électeurs indécis qu'il est un homme prêt a engager la bataille contre le terrorisme, fort de son expérience de la guerre. Il avait été précédé du discours chaleureux du vétéran Jim Rassman, camarade de combats de John Kerry. "John Kerry m'a sauvé la vie", a-t-il déclaré à la tribune, entouré d'autres vétérans. John Kerry avait voté en octobre 2002 en faveur de l'intervention irakienne, mais s'était ensuite opposé à un projet de loi accordant 87 milliards de dollars à la guerre en Irak et en Afghanistan. * Réformer les services secrets "Je réformerai immédiatement les services secrets afin que la politique soit guidée par des faits, et que les faits ne soient jamais déformés au service de la politique", a-t-il promis, faisant référence aux critiques selon lesquelles le président Bush a décidé d'envahir l'Irak en se fondant sur des renseignements erronés. "Et en tant que président, je restaurerai la tradition ancienne de cette nation: les Etats-Unis d'Amérique ne partent jamais en guerre parce que nous le voulons, nous partons en guerre parce que nous le devons". Le discours du candidat démocrate avait été précédée d'une vidéo résumant en neuf minutes et demi la biographie de John Kerry et destinée à contrecarrer son image d'homme distant, le présentant sous ses différentes facettes: l'athlète, le musicien, le diplômé de Yale, le procureur, le soldat et le fils, le père et le mari. "J'ai pleuré comme un bébé lorsqu'elles sont nées", toutes les deux, dit-il à propos de ses deux filles Vanessa et Alexandra, qui avaient rapporté quelques anecdotes intimes aux délégués dans la soirée.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com