Nancy Ajram à Carthage : 15.000 fidèles aux anges





Avec sa frimousse juvénile, elle nous a offert une échappée belle dans un monde de gloire et de glamour, l’espace d’un temps. Nancy Ajram, la Souad Hosni du siècle présent, a engrangé quelque 15000 entrées lors d’une soirée rêvée par des artistes les mieux nantis ! C’était dimanche dernier à Carthage. Il fallait voir ces ribambelles d’individus qui se dirigeaient par centaines, par milliers vers le théâtre antique de Carthage. Ces foules frénétiques et effrénées qui attendaient l’arrivée de leur star adulée. Celle-ci, ses vingt et un ans enterrés, se retrouve dans un monde de show-biz arabe, longtemps taxé de médiocre. On croit savoir que ce domaine est une porte ouverte sur un monde de pacotille vidé de sa valeur artistique. Qu’importe si le public s’y laisse entraîner et s’y plaît. Le phénomène, il faut dire, est universel et le show-biz, métier du spectacle, n’est pas cette vocation nouvelle qui devrait choquer. N’en déplaise aux puristes, ce genre artistique existe et a toujours existé, car il a encore auprès de la masse, un public fidèle et, surtout, avide de nouveautés. Revenons à la soirée et disons que le public tunisien ne se fait pas prier. Il dansait, reprenait des passages entiers des chansons de Nancy Ajram. Mention spéciale de la soirée : pendant quasiment 1h30, Nancy n’a interprété que des chansons de son propre répertoire, excepté «Ya wad y Téil» de Souad Hosni : chose qui fait horriblement défaut aux artistes de sa génération. Juste avant, c’était le Tunisien Rochdi Alouane, accompagné de son ballet de danseuses qui a donné une prestation «rehaussée» de ses déhanchements. Sans oublier les «bouffonneries» de Mongi Ouni, l’animateur de la soirée qui n’a pas trouvé grand succès auprès du public. A repenser. Mona BEN GAMRA


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com