Les Tunisiens de l’étranger : Préoccupations d’aujourd’hui, attentes de demain





La sensibilisation des jeunes, la préparation de la retraite et la contribution à l’essor économique de la Tunisie constituent quelques-uns des objectifs tracés par quelques tunisiens résidant à l’étranger dont la plupart ont pris part à la journée portes ouvertes organisée par le Comité de coordination de Ben Arous. Témoignages. * Habiba Nefissi (Paris): Encadrer les jeunes de la 3ème génération Il est important d’assurer l’équilibre identitaire des jeunes Tunisiens en France. J’encadre justement des jeunes Tunisiens, en organisant des manifestations culturelles et en insistant auprès d’eux pour participer à la vie politique française. Nous avons des élus locaux tuniso-français dans plusieurs départements de l’Hexagone. La présence associative est importante et il faudrait mieux encadrer les jeunes de la 3ème génération afin de raffermir davantage les liens qui les unissent avec la mère patrie. * Mohamed Omrane(Villiers-le-Bel - France): Le temps de la retraite Franchement ma principale préoccupation est de rentrer définitivement dans mon pays, la Tunisie, et de préparer ma retraite dans les meilleures conditions. Il est certain que je finirai mes jours dans mon pays natal mais je des liens avec le pays d’accueil. Je pense que ce raisonnement n’est pas valable pour mes enfants nés en France et qui n’ont pas de liens amicaux et familiaux solides en Tunisie pour rentrer définitivement dans leur pays d’origine. * Sabah Kthouri (Belgique) Relancer les voyages organisés L’Office des travailleurs tunisiens à l’étranger a pris l’initiative, il y a quelques années, d’organiser des voyages en Tunisie à l’intention des jeunes Tunisiens nés en France. Cette action a été suspendue pour des raisons que j’ignore.Tout mon souhait est qu’on relance cette initiative pour permettre aux jeunes Tunisiens de connaître leur pays d’origine et de s’imprégner de sa culture et de son mode de vie. * Jnaïna Ben Fadhl(Frankfurt - Allemagne): Promouvoir l’image de marque de la Tunisie Je suis préoccupée par l’image de marque de mon pays à l’étranger et je ne cesse de militer en faveur de cette cause notamment en tant que présidente d’une cellule RCD et présidente de l’Association des mères à Frankfurt. J’ai concrétisé sur le terrain ces objectifs en organisant trois voyages d’études et de prospection vers la Tunisie pour des groupes d’Allemands composés de journalistes, de cadres, de juges. Ils ont pu découvrir de visu le mode de vie des familles tunisiennes et entamer un dialogue avec des Tunisiennes. * Najah Jaâfar (Paris) Apprendre à donner J’estime que les Tunisiens et Tunisiennes vivant à l’étranger ne doivent pas se demander ce que la Tunisie est en mesure de leur donner, mais ils doivent plutôt apprendre à donner à la Tunisie. Le nombre de compétences tunisiennes à l’étranger est inestimable, ils sont en mesure d’offrir à la Tunisie une valeur-ajoutée de qualité. Les Tunisiens et Tunisiennes ne doivent pas se contenter de revenir une fois par an pour passer un mois de vacances et repartir par la suite après avoir offert une multitude de cadeaux à droite et à gauche. Nous devons servir de pont entre les investisseurs des deux pays. Il ne faut pas se contenter de critiquer, mais il est plus utile de donner le bon exemple en mettant en pratique ce que nous avons appris dans les divers pays d’accueil. * Néjiba Laâjili-Kerkenni (Braunschweig - Allemagne): Sensibilisation des jeunes Je suis préoccupée pour la sensibilisation des jeunes Tunisiens et voudrais qu’ils s’impliquent davantage dans le tissu associatif allemand et tunisien pour mieux faire connaître la Tunisie. Par leurs actions ils peuvent contribuer indirectement à l’effort de développement et aider leur pays d’origine, même s’ils n’ont pas l’intention de rentrer définitivement au bercail. Propos recueillis par Lotfi TOUATI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com