Jeunes et solitude : Seul le silence est grand…





Dans ce remue-ménage où stress et pression s’emparent de nous quotidiennement, certains jeunes préfèrent s’isoler et s’éloigner du vacarme des festivités et du rythme de vie des vacances d’été. Tunis-Le Quotidien Entre l’enclume et le marteau, la plupart des jeunes se retrouvent en été dans une situation on ne peut plus compliquée. Avec les festivités, les sorties nocturnes, les baignades mais aussi le boulot pour certains, il est difficile de maintenir ce rythme infernal tout au long des vacances. Entre leur besoin d’amusement, de divertissement et la difficulté d’assurer le rythme boulot, baignade, dancing jusqu’à l’aube, les moments de répit s’imposent. C’est l’avis de Amine Ben Ali, 20 ans, animateur dans un hôtel qui, compte tenu des exigences de son job, est obligé de piquer de temps à autre un moment de repos pour se retrouver avec lui-même. «Je suis à longueur de journée en contact avec les clients de l’hôtel. Je suis obligé d’adopter une attitude constamment chaleureuse avec les gens. C’est un rythme très fatigant à la longue. Les moments de solitude sont les seuls instants où je peux prendre du recul par rapport à mon vécu, où je peux penser à moi-même et rien qu’à moi-même. D’ailleurs, je profite beaucoup du sommeil pour récupérer, mais j’effectue également de petites virées en solitaire dans la nature où je peux me ressourcer pour reprendre mon travail avec sérénité», dit-il. Quant à Ramzi Ben Raoui, 22 ans, étudiant en médecine, les quelques moments de solitude qu’il arrive à se procurer de son quotidien sont pour lui de purs moments de bonheur. «J’en profite surtout pour réfléchir sur mon avenir, organiser ma vie et faire des projets. Avec la routine quotidienne, il est difficile d’avoir des moments de répit». A force d’être plombé par les aléas de l’existence, les besoins de s’affirmer au boulot, de changer d’air, de se divertir, de consommer le culturel et l’artistique, on se retrouve souvent pris par le temps, dans un cercle infernal. Et on oublie de couper court avec tout cela pour prendre du recul et se retrouver seul à seul avec nous-même dans un calme reposant loin du regard de la famille et de son entourage, et même, pourquoi pas, loin de notre cadre habituel. C’est le cas de Fatima et Ghalia, toutes les deux étudiantes en économie internationale. Ces deux copines âgées respectivement de 22 et de 27 ans partent à l’aventure chaque fois que la pression atteint son seuil maximum. «Voyager nous permet de nous ressourcer, de nous retrouver loin du stress et de la routine. Une fois par an, on s’offre une destination reposante afin de récupérer le temps. Faire de la marche, se retrouver dans un pays où on ne connaît personne, découvrir d’autres cultures, écouter de la musique, faire du sport… s’occuper de son âme et de son corps, c’est notre façon de meubler notre repos». La vie en communauté (au sein de la famille, cercle d’amis du monde du travail, à l’université…) impose pas mal de sacrifices et de concessions de la part de tout un chacun, bien évidemment aux dépens de notre santé mentale et surtout physique. Du coup, le besoin de solitude se fait sentir de plus en plus et devient une exigence vitale. Wissal Hasnaoui


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com