Soirées khaliji à Carthage : Art de la candeur !





La pudeur dans l’art? Cela passe par une recherche de simplicité dans les mots, dans l’écriture, le style aussi. Ce sont les ingrédients de la chanson du côté de la péninsule arabe où l’on voit les rythmes Khaliji se mélanger à d’autres plus syncopés. Il en ressort un art qui traite, sans problèmes, avec son époque et répond aux attentes d’un public avide de nouveauté. Voilà pourquoi Nabil Chaïl, Abdelmajid Abdallah, Abdallah Rouiched, Ahlem, Nawel… sont très en vue ces derniers temps. Le premier, à titre d’exemple, on l’a connu certainement depuis déjà des années à travers sa chanson fétiche: «Sabah El Khir Ya Mdallal» (Bonjour bien-aimée choyée). Un répertoire qu’il a enrichi de nouvelles sorties d’albums, depuis. Rouaïda est de cette génération d’artistes qui cherchent à s’exprimer dans un art qui a du cachet. On la voit dans son dernier vidéo-clip incarnant le rôle d’une femme arabe, telle qu’on la connaît pure et innocente. Avec un air de pudeur, elle se montre préoccupée d’un homme auquel elle ne veut pas avouer ses sentiments. Sans oublier sa pratique du métier de la réalisation. Vocation qui ne peut avoir que du bon. Dans la même foulée, Abdallah Belkhir qu’on a vu lors de la soirée du festival de Carthage d’hier, a toujours été fidèle à la chanson khaliji qui décline plusieurs genres musicaux. Nawel qui a partagé avec lui l’affiche de la soirée du 5 août, s’est fait surtout connaître à travers la chanson «Echoug Jabak» où la relation homme/femme propre à la culture arabe reste intacte. Voilà pourquoi on considère importante la percée des artistes khaliji dans le domaine de la chanson arabe. En ces temps où les repères se brouillent, l’authenticité dans l’art s’avère une ultime échappatoire. Mona Gen Gamra


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com