J’ai une Question/ Samira Mzoughi – 25 ans : diplômée de l’école des Beaux-Arts





Je suis très émotive, le moindre événement surprenant ou touchant me bouleverse. Par exemple lorsqu’une personne pleure en ma présence, un enfant chante ou déclame une poésie, je me mets à pleurer. J’en ai honte, car c’est un réel handicap en société. Que faire ? Vous présentez, à l’évidence une hyperémotivité doublée d’une extrême sensibilité. Selon le spécialiste, cela n’est pas une maladie au sens strict du terme, mais plutôt un tempérament particulier. La difficulté vient du fait que vous en souffrez au point même d’en parler comme d’un handicap. On peut effectivement le ressentir comme tel. Mais pourquoi ne pas accepter le fait qu’il peut s’agir aussi d’une richesse qui permet de partager ses émotions avec les autres. Il n’y a aucune honte à pleurer lorsqu’un chant vous émeut, bien au contraire. L’essentiel est d’arriver à accepter ces manifestations d’empathie comme un «plus». Vous pouvez d’abord entamer un dialogue avec votre médecin de famille, voir un psychologue, ou effectuer quelques séances de psychothérapie comportementale qui vous aideront à mieux contrôler votre émotivité.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com