Irak : Les «Chalabi» en disgrâce





* Le juge de Saddam soupçonné de meurtre Un juge irakien nommé par les Américains a émis un mandat d'arrêt contre Ahmed Chalabi, chef de file du Congrès national irakien, et contre son neveu, qui dirige les travaux du Tribunal spécial irakien chargé de juger l'ancien président Saddam Husseïn. Le Quotidien-Agences Ahmed Chalabi, ancien allié du Pentagone, était présenté comme un dirigeant potentiel de l'ère post-Saddam Husseïn et il a dirigé le Conseil de gouvernement aujourd'hui disparu. Mais il est tombé en disgrâce ces derniers mois après avoir été accusé d'avoir fourni à Washington de faux renseignements sur les armes de destruction massive que l'Irak était soupçonné de posséder. Des responsables à Washington ont aussi dit qu'il était soupçonné d'avoir transmis des secrets à l'Iran et faisait l'objet d'une enquête à ce sujet. "Un mandat d'arrêt a été émis contre Ahmed Hadi Chalabi dans le cadre d'une affaire de fausse monnaie. Il est le suspect numéro un", a dit avant-hier le juge Zouhair Al-Maliki à Radio Sawa, financée par les Américains. Un autre mandat d'arrêt a été émis contre son neveu, Salem Chalabi, accusé de meurtre, a-t-il ajouté. * Chalabi déterminé à se défendre Ahmed Chalabi a affirmé qu'il rentrerait en Irak pour prouver son innocence et dénoncer le caractère politique de cette procédure judiciaire. "Je rentrerai (en Irak) dans les tous prochains jours", a-t-il dit hier lors d'un entretien accordé par téléphone depuis l'Iran. "Je peux aisément prouver que ces accusations sont erronées et j'entends me défendre et laver mon nom", a-t-il ajouté. Evoquant les charges retenues contre lui, Ahmed Chalabi se dit victime d'une procédure "ridicule". Il rappelle que la commission des Finances du défunt Conseil de gouvernement irakien (CIG) qu'il présidait, a collecté des échantillons de dinars irakiens contrefaits. "Ce sont ces échantillons que la police irakienne a trouvé lorsqu'elle a perquisitionné illégalement nos bureaux en mai dernier", affirme-t-il. "L'idée que j'aie été impliqué dans de la contrefaçon est ridicule et ces accusations ont été lancées à des fins politiques." * Personne ne jouit de l’immunité, dit le juge Salem Chalabi, qui est juriste, a dit à CNN que les accusations lui paraissaient très bizarres. "Celle contre mon oncle paraît très étrange parce que cela porte sur de la fausse monnaie et que l'on m'a dit que lorsqu'ils ont perquisitionné son domicile, il y a deux mois, ils avaient trouvé l'équivalent de quelques dollars en fausse monnaie qui lui avaient été donnés en tant que chef de la commission financière du conseil de gouvernement". "En ce qui me concerne, le mandat d'arrêt est lié au fait que j'ai apparemment menacé quelqu'un. Je ne me souviens même pas avoir jamais rencontré cette personne, mais apparemment j'ai menacé quelqu'un qui par la suite a été tué", a expliqué Salem Chalabi. "Personne en Irak ne jouit de l'immunité. La mise en œuvre du mandat est en cours", a dit le juge.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com