Tarek Aziz accusé de «meurtre collectif»





Le Quotidien-Agences L'ancien vice-Premier ministre irakien Tarek Aziz a annoncé dans une lettre à sa famille que le tribunal irakien lui a signifié deux chefs d'accusation de "meurtre collectif", passibles de la peine de mort, a déclaré hier à Amman son fils Ziad Aziz. "Nous avons reçu une lettre de mon père dans laquelle il affirme que le tribunal de Bagdad lui a signifié deux chefs d'accusation de +meurtre collectif+ en 1979 et en 1991 lors d'une session préliminaire le 30 juin", a indiqué Ziad Aziz, qui a souligné que la lettre datée du 1er juillet leur est parvenue le 5 août. Le fils de Tarek Aziz, qui habite Amman, affirme que son père assure dans sa lettre "que ces accusations sont totalement fausses", et souligne qu'elles sont "passibles de la peine de mort, selon l'article 111 du code pénal irakien" récemment adopté. Dans sa lettre, l'ancien vice-Premier ministre irakien demande à sa famille de contacter un avocat du nom de Me Chawkat Chabib, et de "lui proposer de le représenter ou de lui désigner un avocat de son choix, le tribunal l'ayant informé qu'il a droit à un avocat". Il leur demande en outre de "contacter, en coordination avec Chawkat, Me Vergès (l'avocat français Jacques Vergès), Ramsey Clark (ancien ministre américain de la Justice) et le père (Jean-Marie) Benjamin", religieux français qui a organisé la visite au Vatican de Tarek Aziz en février 2003, un mois avant l'invasion de l'Irak. "Essayez de former une équipe d'avocats irakiens, arabes et étrangers pour me défendre contre ces accusations infondées", ajoute Tarek Aziz.Dans sa lettre, l'ancien responsable irakien rassure sa famille sur sa santé: "Ne vous inquiétez pas, je suis en bonne santé et le moral est bon». Il leur demande de continuer à lui envoyer des dattes et du pain.


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com