Tribune / La Fête de la Femme tunisienne, 48 ans après (1/3)





L’événement que fut la parution du Code du Statut Personnel le 13 août 1956 avait rétabli la femme tunisienne dans sa dignité et a rendu possible son émancipation. Cette date historique devenue une fête nationale, la fête de la femme, marque le 48ème anniversaire du Code du Statut Personnel. Ce Code est le Code de la famille, une législation qui est au service du citoyen et qui s’adapte à toutes les nouvelles données de la réalité sociale. En 48 ans, le chemin parcouru dans la voie de l’émancipation de la femme est considérable. L’exemple de la femme tunisienne peut être à juste titre considéré comme édifiant particulièrement grâce aux mécanismes que le Président Zine El Abidine Ben Ali avait mis en place pour que la femme tunisienne puisse assumer pleinement ses différentes fonctions. A savoir la ratification du code du Statut Personnel, l’amendement du Code des Obligations et des Contrats aussi bien que l’amendement de la Constitution. Une série de lois qui établit le principe de l’égalité des sexes. Mais, plus que toute autre chose, ce qui contribue à donner une forme tangible à ces principes dans la vie réelle est la montée du niveau éducatif des femmes et leur participation à la vie professionnelle. Cette indubitable amélioration du niveau d’études des femmes tunisiennes, en élargissant leur horizon et élevant leur niveau de conscience, diversifie leur forme de participation sociale et contribue à une égalisation des chances face à la population masculine. Par ailleurs, l’augmentation massive des femmes au sien de la population active n’a pas seulement signifié la fin de leur confinement dans le domicile familial. Du fait même de leur émancipation économique, les femmes se sont vu reconnaître un droit de parole dans leur foyer et une autonomie nouvelle. Voire le choix du mari, la planification des naissances, le divorce, l’éducation des enfants et leur prise en charge aussi bien que celle des parents. Le pourcentage des épouses salariées au sein de la population active a, en fait, connu une ascension rapide dans la Tunisie actuelle. La généralisation des familles à doubles salariés révèle que ce ne sont pas seulement la composition et les fonctions du milieu familial qui se sont transformées mais aussi la structure de l’emploi et les conditions de travail elles-mêmes. Toutefois, il n’y a pas que la course à un confort de plus en plus dispendieux et le désir d’être en tête qui marquent l’ambition de la femme tunisienne. Bien plus, les Tunisiennes sont devenues conscientes que la libération passe par la formation intellectuelle et par l’insertion du principe de la complémentarité de l’homme et de la femme dans nos mœurs. La femme tunisienne s’est montrée à la hauteur de la confiance placée en elle. En bénéficiant de plus en plus de droits, elle a assuré des obligations nouvelles. Elle analyse les décisions qui orientent son devenir, élargit son opinion en pénétrant l’actualité nationale aussi bien que l’actualité mondiale, et demeure persuadée de son inévitable et nécessaire engagement personnel dans la participation à l’œuvre de l’édification de sa nation. Ainsi, et grâce aux moyens que le Président Zine El Abidine Ben Ali a mis en œuvre pour garantir la présence de la femme dans le tissu associatif, une multitude d’associations et d’organisations destinées à la promotion de la femme dans divers secteurs firent leur parution dans les milieux urbains aussi bien que dans les milieux ruraux, outre l’U.N.F.T (Union Nationale de la Femme Tunisienne) fondée en 1956. Cette multitude d’associations et d’organisations féminines œuvrent pour défendre et garder les lois promulguées par la législation tunisienne concernant la femme et contribuent à la concrétisation des décisions présidentielles en faveur de l’émancipation féminine. En plus des colloques, des tables rondes et des séminaires, des projets concrets d’amélioration des conditions de vie de la femme sont initiés en Tunisie par toutes ces associations dans les milieux ruraux et urbains aussi bien qu’à l’étranger en fonction de leurs vocations personnelles qui convergent avec leurs objectifs respectifs et avec les orientations de l’Etat. Elles œuvrent dans un processus d’investigation critique. Elles tentent d’obtenir un consensus pour une vision comme de la problématique et, si possible, pour une prise de décision, afin d’aider la communauté à préparer un terrain d’entente pour entreprendre une action collective concertée. Zoubeida BOUKHARI (A suivre)


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com