Confidence/ Mounir K. – 25 ans – Cadre : «Dès que nous sommes deux sur le coup, je capitule»





Si j’avais le sens de la compétition ma vie serait plus drôle. Mon problème, c’est que je suis pétri d’orgueil. Dans mon travail, avec les filles, je supporte mal que l’on ne porte pas le choix sur moi, étant donné les aptitudes dont je dispose. Lorsque je vois, par exemple, mon patron confier un dossier que je serais plus apte à traiter qu’un collègue parce que ce dernier lui a fait la danse du ventre, je suis écœuré. Et bien sûr, je n’ai aucune envie de m’abaisser à me battre pour l’obtenir. Je renonce. Je ne supporte pas que des petits parvenus incompétents piquent le boulot de gens comme moi qui ne doivent leur place qu’à leur travail acharné. Le problème, c’est que je suis le seul à pâtir de mes réactions. Avec les filles, c’est pareil. Quand l’une me plaît, il suffit qu’un type se mette à tourner autour d’elle pour que je lâche l’affaire. Je sais que je déraille. Mais je me sens comme quelqu’un qui reste sur le bord de la piste de danse sans savoir comment entrer dans la danse.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com