Le «Washington Post» fait son mea culpa





Le Quotidien-Agences Le Washington Post a admis hier avoir sous-estimé pendant la période qui a précédé la guerre en Irak la place à donner aux articles critiquant le point de vue de la Maison Blanche, selon lequel le régime de Saddam Husseïn possédait des armes de destruction massive. "Les affirmations de l'administration étaient en Une. Les éléments qui contredisaient l'administration étaient en page 18 le dimanche ou en page 24 le lundi", a reconnu le correspondant au Pentagone du quotidien américain, Thomas Ricks. "Il y avait un point de vue chez les journalistes: regardez, nous allons à la guerre, pourquoi prêter attention à tous ces éléments de contradiction", a-t-il ajouté. Après coup, il apparaît que "nous étions tellement occupés à essayer de comprendre ce que faisait l'administration que nous ne donnions pas la même place aux gens qui disaient que ce n'était pas une bonne idée d'aller en guerre", a expliqué de son côté le rédacteur en chef Leonard Downie Jr. "Nous n'avons pas mis assez de ces articles en première page. Ce fut une erreur de ma part", a-t-il admis. * Aucune ADM Après la guerre, les médias américains ont été critiqués pour avoir manqué d'objectivité dans leur couverture de la campagne menée par Washington contre Bagdad. "Nous avons fait notre travail mais nous n'avons pas fait assez. Je me reproche amèrement de ne pas avoir été plus loin", a reconnu le journaliste Bob Woodward. "Nous aurions dû avertir les lecteurs que nous avions des informations selon lesquelles le fondement de la guerre était plus faible" qu'il n'était généralement admis. "C'est exactement le genre de déclaration qui devait être publiée en première page", a ajouté Bob Woodward. Aucune arme chimique, biologique ou nucléaire n'a été découverte depuis la guerre, et les enquêteurs américains ont écarté tout contact solide entre le régime de Saddam Husseïn et les réseaux terroristes.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com