Bilan du 1er tour : Les Lions impressionnent, les Aigles étonnent!





Le 1er tour de la CAN 2006 (Egypte 20 janvier/10 février) est entré dans l’histoire avec des confirmations mais aussi des déceptions. Huit nations, le profil bas, sont déjà rentrées, dare-dare, chez elles, alors que les huit autres vont au-devant de duels épiques, s’agissant de confrontation à élimination directe. Radioscopie d’une première phase truffée d’enseignements de tout acabit. Groupe A La désillusion marocaine Dans ce groupe, il fallait bien que l’une des trois grandes nations du foot africain, l’Egypte, la Côte d’Ivoire et le Maroc, disparût dès le premier tour. Ce fut le royaume chérifien, mais c’est la manière qui laisse dubitatif, avec, à la clé, un humiliant 0 but marqué en trois rencontres. Après leur défaite inaugurale face aux Eléphants, les Marocains, lors de leur bras-de-fer avec les Pharaons, ne furent pas conquérants outre mesure, dans un match où l’obligation de résultat était incontournable. Pour le compte de leur dernier match face à la Libye, il leur fallait d’abord cartonner leurs antagonistes et espérer une défaite de l’Egypte. Ils ne moissonnèrent même pas une victoire pour l’honneur. Pour sa part, l’Egypte, assez quelconque lors des deux premiers matches, a fini par rassurer ses supporters lors de son duel avec les Eléphants, pour et la qualification et l’octroi de la première place. Quant aux Ivoiriens, ils ont assez impressionné mais sans leur diable de Drogba, ils deviennent assez quelconques. Groupe B Le Cameroun et les autres Exclu du Mondial allemand pour des broutilles, le Cameroun était tenu d’effectuer son expiation, d’autant que deux mondialistes, l’Angola et le Togo, faisaient partie de son groupe. Et les Lions furent bel et bien indomptables, balayant tout sur leur passage. Un seul bémol toutefois à leur actif, à savoir cette attitude complaisante et complice lors des 5 dernières minutes de leur confrontation finale face au Congo, passant ainsi au laminoir la crédibilité de la compétition. S’agissait-il d’un geste de gratitude à l’égard de leur ancien sélectionneur Claude Leroy? Ou d’une volonté délibérée de condamner un mondialiste, l’Angola, au purgatoire? Toujours est-il que les Congolais, en comparaison à la prestation conjuguée des Togolais et des Angolais, ont largement mérité de se qualifier aux quarts de finale. Pour ces derniers, ce fut un véritable fiasco, notamment pour le Togo, bon dernier avec 0 point, et qui fut fragilisé par la criante mésintelligence entre l’entraîneur en chef, le Nigérian Kechi, et sa prétendue vedette, Adebayor. Groupe C Le mystère Lemerre A l’issue des deux premières journées, la Tunisie a donné l’impression de survoler son groupe, après avoir malmené la Zambie et l’Afrique du Sud. Et après un premier turn-over assez logique dans la mesure où l’ossature de l’équipe n’a pas été touchée face aux Bafana-Bafana, Lemerre a procédé à un chamboulement aux conséquences dommageables, contre la Guinée, faisant exploser tous les repères habituels de l’équipe. Du coup, le champion d’Afrique en titre est relégué à la seconde place et se trouve contraint de déménager et d’effectuer un périple de 400 kilomètres, vers la ville de Port Saïd où l’attend un Nigeria revanchard. Groupe D Jusqu’aux confins de l’indécision C’est assurément le groupe le plus ouvert. Cette poule de fer et d’enfer n’a livré son verdict final que dans les ultimes secondes de la dernière ronde. Et même le Zimbabwe, pourtant avec 0 point dans son escarcelle avant la troisième journée, aspirait encore à se qualifier à la faveur d’une victoire face au Ghana conjuguée à une défaite du Sénégal, le tout bonifié par un goal avérage avantageux. Et finalement le Nigeria, qui a laissé les meilleures impressions, et le Sénégal passent, alors que la déception est venue du Ghana, certes amoindri par l’absence d’Essien et de Munthari. W.S.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com