Procès de Saddam : Un juge pour des chaises vides





• Report au 13 février Le procès de l’ancien président irakien Saddam Hussein s'est déroulé en l'absence de la totalité des huit accusés et des avocats de la défense, et la prochaine audience a été fixée au 13 février. Le Quotidien-Agences La dixième audience a commencé en présence des avocats commis d'office par le tribunal, avec deux heures de retard devant le haut tribunal pénal irakien qui siège dans la Zone verte, le secteur ultra-sécurisé de Bagdad. Elle a été marquée par la déposition de deux témoins, dissimulés derrière un rideau, devant un prétoire vide. Comme il s'agissait des seuls témoins pour ce jour, le juge Raouf Rachid Abdel Rahmane a annoncé "le report du procès au 13 février". En début de séance, le juge Abdel Rahmane a expliqué que "certains des accusés ont refusé d'assister (à l'audience) et que d'autres se sont comportés d'une manière qui a poussé le tribunal à commencer sans eux". "Etant donné que Saddam Hussein, Barzan Al-Tikriti, Taha Yassine Ramadan et Awad Al-Bandar ont persisté dans leur refus d'assister à l'audience, le tribunal ne les y a pas conviés", a-t-il dit. Les quatre autres accusés sont venus au tribunal mais ont "provoqué du chaos" et il a été décidé de tenir l'audience sans eux, a ajouté le juge. Déjà la veille, la neuvième audience s'était déroulée de façon chaotique en l'absence de Saddam, de quatre de ses lieutenants ainsi que des avocats de la défense. Saddam Hussein, son demi-frère Barzan Al-Tikriti, Taha Yassine Ramadan, ex-vice-président, Awad Al-Bandar, ex-juge du tribunal révolutionnaire, et Mezher Abdallah Roueid, ex-membre du parti Baath dissous de Doujaïl, avaient boycotté alors l'audience, et seuls trois accusés, des ex-responsables locaux du Baath, y étaient présents. Selon une source proche de la défense, le délai avant la reprise du procès devrait être en principe mis à profit pour entrer en contact avec les avocats de la défense et repartir sur de nouvelles bases. Ces avocats posent onze conditions pour retourner au tribunal dont la révocation du juge Abdel Rahmane qui "manifeste de l'hostilité à l'égard des accusés" et le transfert du procès "dans un pays qui offre la sécurité", a indiqué leur chef Khalil Al-Doulaïmi. Le Comité réclame également qu'une "protection effective soit fournie aux avocats". Deux avocats de la défense ont été tués, au début du procès en octobre 2005. Un autre avocat de la Défense, le Jordanien Salah Armouti, a jugé "nulle et non avenue" la décision du juge de désigner des avocats commis d'office. Dans sa déposition, un témoin a raconté avoir été arrêté le 8 juillet 1982 avec ses parents, affirmant que "Barzan Al-Tikriti avait battu son père devant lui et l'avait jeté à terre. Taha Yassine Ramadan était présent". Saddam a suivi le déroulement de son procès sur un écran de télévision dans l’immeuble abritant le tribunal.


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com