L’éducation idéale aux yeux des jeunes : Confiance et dialogue… clé du succès !





Le conflit des générations est un problème qui existe depuis belle lurette. Les parents font de leur mieux pour éduquer leurs enfants. Les enfants, eux, n’arrêtent pas de rouspéter et de critiquer la manière d’agir de leurs géniteurs. Comment les jeunes jugent-ils justement une éducation idéale? Tunis - Le Quotidien L’éducation des enfants pose aux parents un grand nombre de problèmes. Les avis sur cette question sont multiples en raison de la diversité des opinions émises à ce sujet. Les parents essayent de se fixer une méthode efficace pour apprendre un ensemble de règles auquel l’enfant devrait se confirmer. On lui demande de se montrer à la fois obéissant et ferme. D’être à la fois docile et croyant aux préceptes de la morale. On lui demande aussi d’avoir des principes, d’être correct, studieux etc. Chaque parent aspire à avoir un enfant «idéal» qui saura être «conforme» à l’image d’un enfant modèle qu’il a tissé dans son esprit. Or, en réalité, nul ne peut être parfait. Un parent se sent déçu lorsque son enfant ne répond pas à l’idéal souhaité. Et l’enfant se sent lésé à l’idée de décevoir ses parents et peut être imprégné par l’idée de ne pas être à la hauteur. Une fois à un âge jeune, le fossé se creuse davantage. Parents et enfants se retrouvent dans une relation conflictuelle et difficile à gérer dans la mesure où chaque partie à des espérances déçues. Les jeunes ont tendance à banaliser le problème. Pour eux, une éducation parfaite est facilement gérable. Pour certains, il suffit que parents et enfants se comportent comme des copains pour que la relation soit épanouie et réussie. Pour d’autres, il suffit juste de maintenir le dialogue. L’éducation idéale selon les jeunes gens, semble vraiment à la portée de «Monsieur tout le monde». Hassen, 17 ans, croit qu’une éducation parfaite ne peut avoir lieu s’il n’y a pas une confiance mutuelle et un dialogue omniprésent. «Je trouve qu’un parent doit absolument considérer ses enfants comme ses copains et vice-versa. Certes, il y a certaines lignes à ne pas franchir, mais tant qu’il y aura amour, confiance et respect, la relation ne risque pas de se dégrader. A mon sens, un parent ne doit pas se montrer sévère. Il doit être souple mais ferme. Or, la majorité des parents ont du mal à concilier entre ces deux critères. En général, ils sont ou bien trop sévères et intraitables ou bien trop moux et démissionnaire. Lorsqu’on arrivera à concilier entre ces deux extrêmes, l’éducation jouera pleinement son rôle», dit-il. Akram, 17 ans, pense aussi qu’un parent doit réussir à gagner et surtout à garder une relation de confiance mutuelle avec ses enfants. Et c’est, selon lui, la première condition d’une éducation réussie. «Nombre de parents font tout pour que leurs enfants leur disent tout. Ils leur disent qu’ils sont leurs copains et qu'ils sauront les protéger si jamais ils auront des problèmes. Or, il suffit qu’on crache le morceau pour qu’on ait droit à une sévère correction. A mon sens, un parent doit d’abord jouer son rôle pleinement. Il doit orienter son enfant, l’encadrer et le protéger jusqu’à ce qu’il ait la faculté de se défendre tout seul. Une fois à un âge jeune, le respect doit absolument être instauré. Et comme un parent demande qu’on le respecte, il doit respecter aussi son enfant. Toutefois, il doit être ferme si jamais son enfant déraille et il est redevable par-dessus tout de contrôler ses fréquentations. Parce qu’à mon sens, si un jeune a de bonne fréquentations, il ne risque pas grand chose», dit-il. Elyes, 17 ans, trouve que son père se comporte de manière quasi idéale avec lui. S’il sera à son tour papa, il agira exactement comme son père «Depuis mon enfance, mon père m’a toujours poussé à réfléchir. Lorsque je lui posais des questions, il me répondait avec des questions et j’arrivais parfois à trouver la réponse tout seul. Lorsque je commets des erreurs, il me faisait comprendre la gravité de mes actes pour que je ne refasse pas la même erreur. Si jamais je fais une bonne chose, il m’encourageait et j’avais droit à tout ce dont je rêve lorsque je réussis mes études. En revanche, si je rate un examen, il me prive des choses que j’aime. A mon sens, c’est le genre d’éducation idéale dans la mesure où cela m’incite toujours à travailler et à réussir», dit-il. Khaled, 17 ans, trouve aussi que son père a su l’éduquer convenablement. «Je marcherai sur les pas de mon père. D’abord, il discute beaucoup avec moi et nos discussions sont très enrichissantes. En outre, à chaque fois que j’ai besoin d’un conseil, il est là et il ne se contente pas de me donner des recettes toutes faites. Il m’a toujours incité à bien analyser les choses et à deux , on trouve une solution à mes problèmes. Cela dit, lorsque je rate mes examens il devient intraitable et me prive des choses que j’aime. Or, quand je décroche une bonne note, il me comble de cadeaux. Et depuis, l’enfance, il m’a appris les préceptes de la morale et m’a appris à respecter notre religion, et à respecter les autres sans jamais me laisser faire. Qu’aurai-je à espérer de plus. Je pense que je suis prémuni contre les dangers de la vie et ce grâce à mon père», dit-il. Abir CHEMLI-OUESLATI


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com