Reconnaissance d’Israël par le Hamas : Moubarak enfonce le clou





Le président égyptien Hosni Moubarak a affirmé dans une interview publiée hier par un journal israélien que le mouvement palestinien Hamas devrait reconnaître Israël s'il voulait former le gouvernement après sa victoire aux élections. Le Quotidien-Agences "Si le Hamas veut former le gouvernement, il devra reconnaître Israël", a déclaré Moubarak au Yédiot Aharonot. "Je ne veux pas dire ce que Khaled Mechaal (le chef du bureau politique du Hamas) devra déclarer et ce que le Hamas aura à faire pour que vous l'acceptiez. Mais sans la reconnaissance d'Israël cela ne marchera pas", a-t-il ajouté. Il a en outre estimé qu'Israël ne devait pas "paniquer" après la victoire du Hamas, qui a écrasé lors du scrutin du 25 janvier le Fatah, parti au pouvoir de l'Autorité palestinienne. "Ma longue expérience m'a appris que vous, Israéliens, préférez toujours paniquer. Vous trouverez toujours des raisons de vous faire des soucis", a-t-il dit. "Vous avez certes quelques raisons d'avoir peur du Hamas à cause des évènements passés, mais je ne pense pas que vous devriez être inquiets. Le Hamas veut vivre en paix et je suis sûr qu'il n'a pas l'intention de former un gouvernement de terrorisme", a poursuivi le chef d'Etat égyptien. Il a appelé les Israéliens à "ne pas anticiper les choses" et à attendre que le Hamas se prononce officiellement sur la forme du futur gouvernement. "Dans tous les cas, le nouveau gouvernement palestinien ne sera pas formé avant que vous ne mettiez en place le vôtre dans deux ou trois mois", a-t-il dit, se référant aux élections générales prévues en Israël le 28 mars. Démenti Moubarak a en outre démenti les spéculations sur une possible démission du leader palestinien Mahmoud Abbas (Abou Mazen), qu'il a rencontré mercredi au Caire, après la défaite de son parti, le Fatah, aux élections. "Abou Mazen est le leader élu du peuple palestinien. C'est un bon leader, pourquoi devrait-il démissionner", s'est-il interrogé. "Nous sommes tous —l'Egypte, Israël, les Américains et les Européens — déterminés à l'aider", a-t-il ajouté. Le chef des Renseignements égyptiens, Omar Souleiman, avait affirmé mercredi que Abbas ne chargerait le Hamas de former le gouvernement que si le groupe reconnaissait Israël et renonçait à la violence. "S'ils ne font pas cela, Abou Mazen (Abbas) ne leur demandera pas de former le gouvernement. Abou Mazen formera (dans ce cas) le gouvernement avec d'autres parties", avait ajouté le général Souleiman dans des déclarations à la presse après la rencontre entre Abbas et Moubarak au Caire.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com