L’analyse technique de Mahmoud Bacha : Défaillances individuelles et collectives





Les Aigles de Carthage n’iront pas en demi-finale. Le constat est frustrant pour les champions d’Afrique en titre, surtout que l’élimination a été consommée suite à la loterie des tirs aux buts. Bien sûr, certains aspects du jeu n’ont pas permis à nos représentants de signer une victoire avant le recours à cet exercice. Notre consultant privilégié, Mahmoud Bacha, a bien voulu nous décortiquer la prestation des Tunisiens et des Nigérians lors de ce quart de finale indécis jusqu’au bout. * Le jeu des Tunisiens Evoluant en 4-4-2 il appartenait aux hommes de Lemerre d’éviter la force physique des Nigérians à l’entre-jeu. Cela n’a pas réussi en première période. Le mauvais positionnement de Clayton qui a été dépassé par la vitesse de son vis-à-vis et la passivité de la défense, où Trabelsi errait comme une âme en peine ont compliqué la tâche. Ainsi, on a mis du temps pour contrer l’adversaire car le milieu manquait terriblement d’imagination et de créativité. Comme résultat, les attaquants Dos Santos et Jaziri étaient isolés et manquaient de balles jouables. Après la pause, le pressing haut a porté ses fruits. Les joueurs étaient devenus davantage conquérants sans arriver pour autant à imposer le peu offensif. Le rentrée de Ben Achour a secoué quelque peu ses camarades, mais le K.O. a été raté par Guemamdia. Lors des prolongations, le recul a gêné les Nigérians mais a affaibli le rendement offensif. * Le jeu des Nigérians Entamant le match en 4-5-1 et avec un but précoce, les Nigérians ont donné au match le rythme qui leur convenait. Le milieu a joué à l’économie pour accélérer sur les contres à droites et à gauche avec des balles dans le dos des défenseurs tunisiens. Après la pause, la rentrée de Kanu a fait passer le dispositif du 4-5-1 au 4-4-2. Après le but encaissé, ils ont cherché à casser le rythme des Tunisiens en commettant des fautes sur les joueurs qui portaient le ballon afin de se replacer confortablement. La rentrée de Nwaneri a permis la consolidation de la défense et les camarades de Yobo ont failli reprendre l’avantage sur deux tirs lointains. En somme, les Nigérians n’ont pas pris trop de risques et ont géré le match comme ils l’entendaient. * Ce qui a fait la différence Même si l’élimination a été consommée suite à la loterie des tirs aux buts, j’estime que la Tunisie aurait pu livrer un meilleur match si le jeu offensif était plus percutant. L’entre-jeu qui souffre de l’absence d’un vrai régisseur n’a pu compter sur le meilleur Chedly ni sur deux latéraux au mieux de leur forme. Cette élimination est amère, surtout que le collectif qui constituait notre force n’a pas répondu aux attentes car les individualités ont failli à leur tâche. Jamel BELHASSEN


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com