Rumeurs sur la grippe aviaire : Il faut sauver le secteur avicole





La consommation du poulet a chuté de nouveau suite à l’apparition de l’influenza aviaire en Turquie et plus récemment en Irak et en Afrique. La communication à ce sujet est plus que jamais importante afin de rassurer le consommateur et relancer un secteur sérieusement menacé. Tunis - Le Quotidien La réconciliation avec le poulet à la veille du Nouvel An n’a pas fait long feu. Aussitôt que le H5N1 ait attaqué la volaille turque et que les rumeurs aient repris de plus belle, les Tunisiens ont renoncé de nouveau à la consommation du poulet. Cette dernière a chuté après la reprise, ramenant cette problématique à la surface. La commission chargée de la communication sur la grippe aviaire s’est réunie hier à ce sujet. Les représentants des médias tunisiens et les responsables des différents départements et structures concernés ont discuté sous la tutelle du ministère de la communication et des relations avec la Chambre des députés et la Chambre des Conseillers à propos de la relance du secteur. Il est clair que ce secteur est sérieusement menacé par ce boycottage du poulet. D’autant plus que cette attitude des consommateurs n’a pas de fondement, car les élevages tunisiens sont indemnes. En témoignent les 38 mille prélèvements d’échantillons réalisés jusqu’à maintenant. Ce chiffre englobe non seulement les oiseaux migrateurs mais aussi les élevages industriels et traditionnels de poulet. Il est à noter que l’influenza aviaire a réellement provoqué une crise qui montre par la même occasion que beaucoup de nos concitoyens sont dans la confusion. Ces derniers préfèrent éviter de consommer le poulet sans pour autant avoir des explications justes et exactes de ce comportement. C’est pourquoi le Dr. Habiba El Ghoul, directrice du Groupement Interprofessionnel des Produits Avicoles (GIPA) propose de sévir contre les rumeurs en raison de l’impact négatif de ces bobards qui portent gravement préjudice au secteur. * Relancer le secteur Les preuves de cet état des lieux sont nombreuses. D’abord, les producteurs sont épuisés parce que le secteur risque désormais de s’écrouler malgré les initiatives de régulation. La régression de la consommation dépasse en effet les 40%. Ensuite, ce sont les commerces de volailles qui sont saignés décidément à blanc. Plusieurs ont carrément fini par fermer leurs portes. Enfin, ce secteur constitue un acquis national qu’il faut absolument préserver. Pourtant, les gens qui n’ont pas rompu avec la volaille sont sains et saufs. Depuis octobre, 100 millions de quarts de poulet ont été consommés soit 25 millions de poulets. Mais quoique ce chiffre semble important dans la mesure où tout ce beau monde est indemne, il montre également à quel point la consommation a chuté, qu’auparavant et durant la même période, les Tunisiens ont consommé 300 millions de quarts de poulet. Afin de convaincre les consommateurs qu’ils peuvent renouer avec les recettes à base de poulet ou d’autres produits avicoles, le représentant de l’Ordre des vétérinaires estime qu’il faut mettre l’accent sur une précision : c’est que jusqu’à ce jour, la transmission n’a jamais eu lieu par voie digestive ou alimentaire. Ce qui n’est pas du tout faux. Tous les cas enregistrés sont survenus à travers un contact avec l’animal malade. Décidément, la balle est dans le camp du consommateur qui semble sceptique quant à l’information qu’il reçoit. En tout cas, la sensibilisation sous plusieurs formes va continuer dans le but de relancer le secteur et rassurer le Tunisien. D’ailleurs, un plan d’intervention est fin prêt au cas où un foyer apparaîtrait. Mais ce qui se dit dans la rue, indépendamment de la source, ne relève que des rumeurs infondées. M. Kada


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com