EGYPTE – COTE D’IVOIRE : Les Eléphants à l’assaut des Pyramides





* Finale - Cairo Staduim (17h00) - Arb. : Daâmi (Tun.) - Direct TV T7 - TF1 et Eurosport _______________________ Après toutes les finales avant la lettre annoncées avec pompe depuis les quarts, ce sera finalement Egypte - Côte d’Ivoire comme apothéose à cette 25ème édition continentale. Pour les deux nations, la convoitise du trophée est paroxystique, notamment pour les Pharaons qui briguent une cinquième consécration, synonyme de record, alors que les Eléphants ambitionnent gloutonnement un deuxième sacre. Le tout, arbitré par un Tunisien, maigre consolation, subséquemment à la désillusion des Aigles de Carthage. Deux finalistes appartenant à la même poule, est-ce à dire que le groupe A a été le plus performant ? Rien n’est moins sûr, dans la mesure où l’accession à la finale s’est jouée sur de menus détails. Pour le pays organisateur, la qualification a eu lieu dans des conditions abracadabrantes. En l’espace de 10’, des événements de tout acabit se sont succédé : remplacement de Mido, générateur d’une prise de bec renversante et choquante entre le joueur et son entraîneur, réaction fulgurante du public égyptien qui, tel celui d’une arène antique, exige la «mise à mort» du vaincu, entendons ici Mido, but providentiel du remplaçant aux allures de justice divine pour Chehata, attitude théâtrale et... scandaleuse de l’arbitre camerounais qui refuse de décréter un penalty plus que criant aux Sénégalais... A la clé, une qualification maculée des Egyptiens. Le tout est de savoir dans quel état d’esprit, dans quelles conditions mentales et psychologiques se présenteront les fantassins de Chehata après le feuilleton Mido, ponctué par sa mise à l’écart et son bannissement par les instances compétentes, le large public et l’écrasante majorité des médias. En l’espace de 48h, il fallait positiver, canaliser tous ces soubresauts dans une optique réconciliatrice, en trouvant un compromis entre la main de fer et le velours. Sur le terrain, tout un chacun sait que l’Egypte est loin d’être la plus forte. Mais, en tant que pays organisateur, elle puise dans la chaleur communicative de son public cette force de surpassement qui lui donne des ailes. Hormis cet appui galvanisateur , les Pharaons peuvent compter sur la valeur relevée de certaines individualités, à l’image du gardien Hadhri, du latéral gauche Mohamed Abdelwahab, très efficace dans la percussion offensive, et d’attaquants véloces et opportunistes, tels que ce diable d’Aboutrika et le héros de la demi-finale Amr Zaki, outre le cœur battant de cette équipe, Ahmed Hassen, l’homme qui se prévaut du don d’ubiquité. Par ailleurs, que vaut la victoire remportée par les Egyptiens sur leur adversaire lors du premier tour ? Sûrement pas la valeur d’un quelconque ascendant psychologique. * Montée en puissance En effet, ce jour-là, Henri Michel a choisi de laisser au repos certains titulaires, dont l’atout majeur, Didier Drogba. En outre, J.J. Tizié, peut-être le meilleur gardien africain à l’heure actuelle, a quitté le terrain pour blessure, alors que le score était de 1 but partout. Enfin, ayant déjà empoché leur billet qualificatif, les Eléphants n’étaient pas transcendés outre mesure, alors que les Pharaons jouaient leur survie dans cette CAN. Globalement, on peut certifier que le Côte d’Ivoire a intelligemment négocié cette joute africaine, dans la mesure où elle est montée progressivement en puissance. Robustesse en défense (malgré les 5 buts encaissés dont 2 au moins en état de démobilisation), mobilité et créativité à l’entre-jeu, opportunisme en attaque, en dépit de son aspect pas assez prolifique, mais rien que des buts décisifs : tels sont les atouts des Eléphants, à même de faire pleurer les enfants du Nil. Wahid SMAOUI _____________________________ Daâmi dirigera la finale : Nouvelle preuve de crédibilité A défaut d’Equipe Nationale, il y aura quand même un Aigle, en finale de la CAN 2006. Le représentant de l’arbitrage tunisien Mourad Daâmi dirigera l’ultime rencontre de cette CAN 2006 qui n’aura pas laissé des souvenirs impérissables du moins chez les puristes. Les événements rocambolesques qui ont caractérisé cette 25ème édition nous incitent à croiser les doigts et à prier notre bonne étoile pour que Mourad Daâmi, par ailleurs excellent depuis le début du tournoi, puisse connaître la même réussite tout à l’heure. Ceci dit, nous ne doutons nullement de la haute compétence de Daâmi, de son expérience et son savoir-faire ce qui l’aidera certainement à sortir indemne de cette rencontre. Prions donc pour qu’il en soit ainsi, car sa réussite tout à l’heure serait synonyme de sélection pour le Mondial allemand et Daâmi qui s’apprête à prendre sa retraite sportive mérite bien cette distinction. Tout à l’heure notre émotion sera grande car la participation de Daâmi ne manque pas d’intérêt pour nous tous, surtout qu’elle signifie entre autres le haut degré de crédibilité dont jouit notre football à l’échelle africaine. Alors prions pour qu’il en soit de même à l’échelle mondiale. Mohamed Ali FERCHICHI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com