«Le carnaval» : Révélations à huis clos





Dans le labyrinthe obscur d’une vie de famille, Hamadi Mezzi, explore un nouveau terrain d’inspiration pour construire une pièce de théâtre, la dernière en date de l’espace culturel Bir Lahjar : Le Carnaval. La pièce qui reçoit, bon gré mal gré, l’unanimité des points de vue quart au sérieux de sa réalisation, sera donnée ce samedi au Théâtre Municipal. Depuis «Le moulin à vent» de 1989, en passant par «Abou Hayan Attawhidi», «Ettawba», «Et l’instruction continue», jusqu’à «La Tempête» en 2003, Hamadi Mezzi est resté égal à lui même. En ce sens qu’il a gardé intact le culte énamouré qu’il voue à la chose culturelle. Il a depuis initié une nouvelle expérience dans le théâtre qui a tenté bien d’autres espaces, après lui. Le directeur actuel de l’espace Bir Lahjar, l’a ouvert aux expériences jeunes et par là même à leur encadrement. C’est ce qui a donné naissance ainsi au printemps de la Médina à Bir Lahjar à titre d’exemple qui a donné l’occasion à un potentiel artistique jeune d’éclore. Cela est valable pour la musique, le théâtre, le musique, la poésie et les arts plastiques. La pièce «Le carnaval» est classée, sans problèmes, dans la foulée de cette expérience. Hamadi Mezzi y a travaillé avec des jeunes ressortissants de l’ISAD. La pièce parle d’un père de famille qui, sans crier gare, quitte son foyer pour voyager en Italie à la recherche d’un cadre de vie meilleur. Cela n’a pas été sans laisser des séquelles dans sa famille. La mère est tombée malade, les enfants se sont éparpillés ici et là pour se forger ailleurs que dans leur maisonnée. Deux parmi eux trouvent refuge dans l’art et partent l’un dans un pays arabe l’autre en Allemagne pour pratiquer la musique et le dessin. La fille aînée a suivi les pas du père jusqu’en Italie, là où elle s’est installée. La benjamine est restée aux côtés de sa mère avec leur chien. Ce n’est qu’après le retour inopiné du père, peut être bien intempestif, que l’ordre de l’histoire change. La pièce emprunte une autre tournure de la destruction à la reconstruction. C’est le père qui tente de ramasser les bribes éparses d’une famille disloquée. Et c’est là que le bât blesse et que le metteur en scène commence à résoudre le nœud de la pièce. La blessure occasionnée par le père pourrait-elle guérir après 12 ans d’absence ? Hamadi Mezzi attire notre attention sur un problème social d’une grande importance, car il touche nombre de foyers affectés par l’absence du père qu’elle soit physique ou morale. Et tente par là même de nous donner à réfléchir sur des éléments de réponse. «Le Carnaval», ce sera ce samedi à 19h00 au Théâtre Municipal. Mona BEN GAMRA


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com