Congrès des partis de l’opposition : A la recherche d’une nouvelle dynamique…





Entre resserrement des rangs et quête d’un meilleur positionnement sur l’échiquier politique les congrès des partis de l’opposition s’annoncent lourds d’enjeux. Tunis - Le Quotidien Quatre partis de l’opposition auront prochainement des rendez-vous avec les urnes. Les 10, 11 et 12 mars prochain se tiendra à Nabeul le 7ème Congrès du Parti de l’Unité Populaire (PUP) qui ne sera pas manqué par une alternance à la tête du parti. Le secrétaire général sortant, Mohamed Bouchiha sera reconduit sans difficulté. De l’avis des observateurs avertis, le congrès se déroulera dans le calme et la sérénité vu que le parti de Bouchiha constitue l’une des formations de l’opposition les plus épargnées par les luttes fratricides et les dissensions. Résultat: le débat interne sur le positionnement du parti sur l’échiquier politique national sera le point culminant du congrès. Le PUP cherchera à se débarrasser de l’étiquette de «parti de l’administration» qu’une partie des élites politiques lui colle à la peau pour devenir, selon les termes de Mohamed Bouchiha, une «force de proposition qui prône le dialogue et le réalisme». Preuve en est: la motion politique générale, qui sera au centre du débat durant le congrès, comporte un programme de réformes politiques portant sur l’amendement des lois régissant la vie politique dont notamment le code de la presse et le code électoral. * Pôle démocratique Un autre parti cherche à se repositionner sur l’échiquier politique à travers la tenue de son congrès: le Mouvement Ettajdid (ancien parti communiste tunisien), dont le congrès se tiendra du 27 au 29 mai prochain à Tunis. Ce congrès confirmera la création d’un pôle démocratique et progressiste après l’annonce, le 4 janvier à Tunis, de la création d’une «coalition démocratique et progressiste» qui rejette l’alliance avec le courant religieux. Quelques groupuscules de gauche, des «personnalités démocratiques» et des intellectuels indépendants prendront part aux travaux du congrès. Le congrès de l’Union Démocratique Unioniste (UDU) qui se tiendra du 24 au 26 mars s’inscrit dans un autre registre. Le congrès est appelé à trancher sur le bras de fer qui oppose le secrétaire général du parti à quatre membres influents du Bureau politique. Les préparatifs du congrès ont été marqués par des divergences profondes entre Ahmed Inoubli «hériter» de Abderrahmane Tlili à la tête de ce parti, d’obédience nationaliste arabe et les membres «frondeurs». Ceux-ci fustigent «les prises de positions unilatérales du secrétaire général relatives à la désignation des congressistes et une mauvaise gestion financière». Des accusations qui ont valu aux deux portes-paroles des contestataires, en l’occurrence Abdelmalek Laâbidi et Mustapha Yahyaoui le gel de leurs activités sur une décision du Bureau politique. Le congrès est, ainsi, appelé à trancher d’une façon «démocratique» sur cette querelle intestine. La date du congrès du Mouvement des Démocrates Socialistes (MDS), qui aurait dû se tenir en décembre 2005, n’a pas été encore fixée en raison des luttes fratricides à n’en plus finir. Toutefois, le Conseil national du parti qui se tiendra les 1er et 2 avril prochain fixera fort probablement une nouvelle date pour le congrès qui devrait resserrer les rangs du parti. La tenue du parti dans les quelques mois à venir demeure, cependant, tributaire de la bonne volonté des différentes ailes du parti. Walid KHEFIFI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com