Sur fond de tiraillement politique : La Résistance irakienne intensifie ses attaques





Treize irakiens dont des policiers ont été tués hier par l'explosion d'une bombe à Bagdad où trois voitures piégées ont explosé dans une nouvelle vague d’attaques à dix jours de la séance inaugurale du Parlement irakien. Le Quotidien-Agences Le corps de trois irakiens ont été déchiquetés par une bombe se trouvant dans un sac déposé en face d'un magasin d'accessoires de photos, à Fadl, un des plus vieux quartiers de Bagdad. Du sang et des morceaux de chair maculaient les murs de la rue alors que les devantures de cinq magasins ont été détruites par la déflagration, a constaté un journaliste de l'AFP. Par ailleurs, trois voitures piégées ont explosé dans différents quartiers de la capitale, faisant six tués, dont quatre policiers, et 16 blessés. * Tractations A dix jours de la première séance du Parlement attendue le 25 février, les tractations sur la formation du futur gouvernement entre les différents courants politiques butent sur la question cruciale de l'amendement de la Constitution réclamé par les sunnites. Des pressions internationales sont exercées pour que toutes les composantes soit représentées dans le prochain gouvernement. Le Conseil de sécurité des Nations unies a appelé à la formation d'un gouvernement "complètement représentatif" et demandé aux insurgés de déposer les armes. Il a souhaité un "gouvernement réellement sans exclusive, qui s'efforce de bâtir un Irak pacifique, prospère, démocratique et uni", et a appelé "tous les Irakiens à participer au processus politique pacifique et a déposé leurs armes". L'ambassadeur américain à Bagdad, Zalmay Khalilzad, a exprimé les mêmes souhaits, dans une tribune libre publiée dimanche dans le Los Angeles Times. "Le prochain gouvernement devrait être un gouvernement d'union nationale ... capable d'unifier le pays (...) et ne pas se partager les ministères selon des considérations ethniques, sectaires ou politiques", a-t-il estimé, prônant un "gouvernement de centre" et "non fondé à partir d'idéologies extrêmes". "Le processus devrait donner aux minorités politiques le sentiment que la majorité prendra en compte leurs préoccupations", a-t-il dit, ajoutant que cela pourrait passer "par la mise sur pied d'un conseil regroupant des dirigeants irakiens clés chargé des questions d'intérêt national". Un membre de la Liste irakienne de l'ex-Premier ministre Iyad Allaoui a déclaré que la création d'un tel conseil était l'une de ses exigences. "Nous insistons sur un tel conseil qui superviserait l'action du gouvernement et dessinerait la stratégie du pays", a dit Rassem Al-Awadi.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com