«Semaine du film iranien» : L’Iran, autrement…





«Consolider les liens culturels entre les deux pays et présenter l’image réelle de la République Islamique d’Iran loin des accusations et des mensonges occidentaux». Tel est le vœu exprimé par les responsables iraniens, lors de l’ouverture de la semaine du cinéma iranien qui se tient actuellement à Tunis. En plus de la «Couleur grise» de Mahradad Mir Felah, six autres films sont à l’affiche de cette manifestation. Les œuvres cinématographiques persanes primées dans les grands festivals du 7ème art comme le festival de Cannes, le festival de trois continents à Nantes... témoignent de l’intérêt majeur des Iraniens pour le cinéma fort et sincère. Actuellement, le cinéma iranien triomphe à l’échelle internationale grâce à une pléiade de cinéastes «militants» dont le chef de file est Abbas Kiarostami. A sa troisième session, la semaine du cinéma iranien a réussi à drainer un grand public et à faire revivre à la Maison de la Culture Ibn Khaldoun ses beaux jours d’antan quand la salle de cinéma débordait de cinéphiles. M. Mohamed El-Aziz Ben Achour, ministre de la Culture et de la Sauvegarde du Patrimoine et son excellence Saied Bagher Sakhaei, ambassadeur de la République Islamique d’Iran en Tunisie ont présidé la cérémonie d’ouverture de la semaine du cinéma iranien qui se poursuivra jusqu’au 26 de ce mois. Cette première projection, lancée avant-hier à 18h30, a vu la présence de plusieurs hauts cadres de différentes délégations diplomatiques qui sont venus goûter au charme du cinéma iranien. Fraîcheur et simplicité sont les clés du succès cinématographique iranien. Le secrétaire général du Comité Culturel National, Samir Ben Ali-Hadj Yahia et le chargé des affaires culturelles à l’ambassade de la République Islamique d’Iran, Mustapha Najarane, ont brossé un tableau des succès cinématographiques iraniens souhaitant que cette semaine du cinéma iranien sera une aubaine pour consolider les liens culturels entre les deux peuples. «Cette manifestation permettra aux deux peuples de se rapprocher de plus en plus. Elle permettra aussi de dévoiler les mensonges occidentaux qui visent à massacrer l’image de la République Islamique d’Iran. Nous voulons aussi à travers cette semaine promouvoir de plus en plus l’échange entre les cinéastes tunisiens et leurs frères iraniens. D’ailleurs, le réalisateur tunisien Naceur Khemir a donné le jour à son film «Baba Azaïez» avec la collaboration de comédiens iraniens et en tournant quelques séquences en Iran et nous espérons voir d’autres projets tuniso-iraniens se concrétiser dans les jours qui viennent», a déclaré le chargé des affaires culturelles iranien. Quelques minutes après ce discours plein d’espoir, le public a eu l’occasion de découvrir «La couleur grise», signée par la scénariste et la réalisatrice Tahmina Milani au niveau de l’écriture du scénario et réalisé par Mahradad Mir Felah. C’est l’histoire de «Bita», une iranienne d’une famille très conservatrice qui a voulu poursuivre ses études à Téhéran. Devant le refus de sa famille, elle est entrée en grève de la faim pour convaincre sa famille. A Téhéran et à l’université, elle a fait la connaissance de «Farhat», un jeune étudiant, et ils se sont mis d’accord pour le mariage. Mais le destin semble réserver une grande surprise pour cette jeune iranienne qui a dû lutter pour refuser de se marier avec son cousin Ali. Après ces sacrifices, «Bita» a découvert que son bien-aimé avait une relation avec une autre femme... Après une tentative de suicide de sa fille, le père de «Bita» a voulu obliger le jeune «Farhat» à épouser sa fille sauf que cette dernière avait un autre avis et a refusé ce mariage. Question de dignité ! «La couleur grise» met en exergue l’évolution qu’a connu la femme iranienne au niveau de l’éducation et de ses droits surtout sociaux. «La couleur grise» présente une image réaliste du vécu de la femme iranienne loin des idées véhiculées par l’Occident. Six autres films sont au programme de cette semaine. Pour le plus grand bonheur des cinéphiles ! Imen ABDERRAHMANI ____________________________ Flashes Au rendez-vous Un bon nombre d’Iraniens ont assisté à l’ouverture de la semaine du cinéma iranien. T7 était au rendez-vous ! Projets La séance d’ouverture de la semaine du cinéma iranien a été une occasion pour certains comme M’hamed Hassine Fantar et Moncef Mezghenni pour lancer quelques projets. On a vu parmi l’assistance le metteur en scène Hassan Mouadhen et le réalisateur Khaled Barsaoui.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com