La famille de Tarek Aziz plaide pour sa libération





Le Quotidien-Agences La famille de Tarek Aziz, ancien vice-Premier ministre de Saddam Husseïn, a appelé à sa libération, affirmant qu'il devait être soigné d'urgence à l'étranger, a déclaré hier un de ses avocats. "L'équipe de défense de Tarek Aziz a officiellement demandé jeudi au gouvernement irakien de le libérer immédiatement, pour des raisons humanitaires, en raison de sa santé particulièrement précaire", a expliqué Giovanni Di Stefano, un avocat italien, dans un communiqué envoyé depuis Rome. Un autre avocat de Tarek Aziz, l'Irakien Badie Arif Ezzat, a affirmé dans le quotidien arabe Al-Hayat que son client "agonise" et ne vivrait pas plus d'un mois en raison d'une "embolie cérébrale et de maladies cardiaques". Aziz "agonise et je ne m'attends pas à ce qu'il vive plus d'un mois", a-t-il dit, mais un officiel américain interrogé par l'AFP avait répondu que la santé de l'ancien responsable ne s'était "pas détériorée récemment et qu'il n'y a rien qui indique qu'elle va se détériorer prochainement". "Tarek Aziz souffrait de maladies lorsqu'il avait été mis en détention et il a bénéficié de soins médicaux d'une qualité égale à ceux donnés à nos troupes en Irak", a assuré ce responsable, selon lequel ces soins sont prodigués par "une équipe médicale qui veille à plein temps à la santé des détenus". Giovanni di Stefano a écrit hier aux ministres des Affaires étrangères français, italien et suédois pour leur demander d'accueillir dans leur pays Tarek Aziz, pour qu'il y soit soigné. "Bien que Tarek Aziz considère toujours l'Irak comme sa patrie, pour des raisons pratiques, il a besoin de sécurité et de soins médicaux", qu'il ne pourra obtenir qu'à l'étranger, selon di Stefano. D'après l'avocat italien, l'accusation a récemment renoncé à poursuivre Tarek Aziz pour crimes contre l'humanité. L'ancien vice-Premier n'est plus accusé que de "dilapidation de fonds publics". Agé de 69 ans, Aziz s'était rendu aux Américains peu après la prise de Bagdad en avril 2003. Chrétien chaldéen, il était l'un des rares dirigeants de l'ancien régime à parler l'anglais et de ce fait l'un des plus connus à l'étranger pendant les longues années durant lesquelles il a servi à la tête de la diplomatie, notamment lors de la crise et la guerre du Golfe (1990-1991).


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com