Accusée de vol de 37.000 dinars de bijoux : La femme de ménage écope de deux ans de prison





L’accusée dans cette affaire est une aide ménagère qui s’est trouvée mêlée à une affaire de vol de bijoux appartenant à sa patronne. Quoiqu’elle ait avoué les faits, elle n’a pas manqué au passage d’impliquer son propre patron… Tunis-Le Quotidien Elle a aujourd’hui vingt-deux ans; mais depuis l’âge de seize ans elle vit déjà avec ce couple dans leur maison situé dans un quartier huppé d’El Menzah. A vrai dire, le couple avait besoin d’une femme de ménage pour tenir leur domicile. Après avoir cherché un peu à droite et à gauche, ils ont pu trouver un intermédiaire lequel leur a ramené une jeune fille originaire d’une localité de l’intérieur du pays. A cette époque, elle n’avait que seize ans. Le couple l’a prise en charge. Logée et nourrie, l’aide ménagère s’est rapidement familiarisée avec son nouvel entourage devenant pratiquement la maîtresse de la maison. Le couple avait, en effet, confiance en elle à telle enseigne qu’on lui a confié le budget de la maison. Il faut dire que rapidement elle s’est intégrée dans le milieu citadin. Elle s’habillait à la mode et se comportait comme n’importe quelle autre fille née à la capitale. Bien évidemment, et avec le temps, la jeune fille a commencé à dégager une féminité et un charme foudroyant. Du coup, elle a commencé à attirer les regards et susciter l’admiration. Le premier à s’en rendre compte était l’époux qui ne ratait aucune occasion pour lui exprimer son admiration. A la longue, il a réussi à se rapprocher de son employée qui, ignorant les intentions de son patron, s’est investie corps et âme jusqu’à ce que l’irréparable s’est produit. Il va sans dire que, dans la foulée, la jeune fille est devenue la maîtresse de l’époux. Du coup, elle est devenue plus exigeants à telle enseigne qu’elle s’est mise à se comparer à l’épouse. Au passage, elle voulait également être traitée de la même manière. Donc, elle n’hésitait pas à profiter de l’absence de la maîtresse de la maison pour porter ses robes et mettre des bijoux. L’époux fermait les yeux sur ces dépassements car il ne pouvait rien faire d’autant qu’il risquait que la jeune fille le dénonce à l’épouse. Ce genre de situation a encouragé la femme de ménage à continuer sur sa lancée jusqu’à aller à refuser de rendre les bijoux. Une bague par ci, un collier par là, et de temps en temps une montre et un bracelet, la jeune fille a ramassé durant les quatre dernières années l’équivalent de vingt mille dinars de bijoux. A vrai dire, la maîtresse de la maison ne pouvait se rendre compte de la disparition de ses bijoux étant la propriétaire d’un véritable trésor. Il a fallu, cependant, que l’aide ménagère mette la main sur une montre d’une valeur de dix-sept mille dinars pour que le pot aux roses soit découvert. Du coup, tous les soupçons se sont portés sur la jeune fille. Après avoir tenté de régler cette affaire à l’amiable, l’épouse a été contrainte de porter plainte. C’est ainsi qu’une enquête a été ouverte aboutissant à l’arrestation de la suspecte. Interrogée, la jeune fille n’a pas nié les faits. Bien au contraire, elle a avoué les faits déclarant au passage qu’elle n’a jamais volé les bijoux argumentant que c’est l’époux de sa patronne qui les lui a offerts. Elle a du reste, fourni aux auxiliaires de la justice la nature de ses rapports avec son patron qui de temps en temps la surprenait en lui offrant un bijou. Elle ignorait toutefois que ces cadeaux provenaient de l’étui de sa femme. L’enquête close, la suspecte a été traduite devant la deuxième chambre du Tribunal de première instance de Tunis. Lors de son interrogatoire par la Cour, l’accusée a réitéré ses déclarations faites devant les auxiliaires de la justice rejetant au passage les accusations de sa patronne. Après les délibérations, la Cour a rendu son verdict condamnant la jeune fille à deux ans de prison. H.M.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com