Enfants délinquants : Gros plan sur les mécanismes de rééducation et d’insertion…





Confrontés à une montée de la délinquance juvénile, les pouvoirs publics et les ONG multiplient les mécanismes de rééducation et d’insertion des enfants délinquants. Mais la bataille est loin d’être gagnée... Tunis — Le Quotidien La Direction Générale des établissements pénitentiaires et de la rééducation relevant du ministère de la Justice et des Droits de l’homme a organisé, hier à Tunis, une journée d’étude sur «les droits de l’enfant et le système de rééducation et d’insertion des enfants délinquants» en marge de la célébration de la journée nationale de l’enfance. Les participants à cette journée d’étude se sont limités à énumérer les différents mécanismes de rééducation et d’insertion des enfants délinquants sans débattre des raisons de la montée en flèche de la délinquance juvénile. Dans son allocution d’ouverture des travaux de la journée d’études M. Béchir Tekkari, ministre de la Justice et des Droits de l’homme, a affirmé que toutes les parties concernées par la protection de l’enfance menacée sont appelées à accorder un intérêt particulier au côté préventif à l’intérieur de la famille, laquelle constitue la première cellule du tissu social. «L’approche préventive a donné des résultats probants. Les taux relatifs à l’enfance menacée et à la délinquance juvénile sont faibles», a-t-il ajouté. * Petit délinquant deviendra bon citoyen La Tunisie dispose de plusieurs mécanismes d’insertion des enfants délinquants. Il s’agit notamment des conseils éducatifs des centres de rééducation, des commissions régionales d’insertion des enfants sortis des centres de rééducation, de la commission technique de protection des enfants délinquants et de nombreuses associations. Le plus important mécanisme de financement de l’insertion des jeunes délinquants est le Fonds national de l’insertion des enfants délinquants — créé en 1992 — qui quittent les centres de rééducation. 521 enfants délinquants ont bénéficié entre 1996 et mars 2005 des interventions du Fonds. 415 enfants ont bénéficié d’une formation professionnelle. 52 enfants ont retrouvé les bancs de l’école. 54 enfants ont créé leurs propres projets. * Participation associative La prise en charge des enfants délinquants repose également sur la participation associative dont les répercussions positives sur la psychologie et l’équilibre familial et social de l’enfant sont incontestables. La participation associative constitue en la contribution des jeunes délinquants aux activités de rééducation et d’insertion. Elle vise à redonner confiance à l’enfant délinquant, à améliorer ses capacités de communication avec autrui et à lutter contre les mauvais comportements tels le tabagisme, l’alcool, la drogue, la violence et quelques pratiques sexuelles. Des études psychologiques réalisées auprès de la jeunesse délinquante ont révélé que les différents mécanismes de rééducation et d’insertion ont permis à bon nombre d’enfants délinquants de retrouver équilibre et confiance en soi outre un esprit de citoyenneté, de responsabilité et de tolérance. Il n’empêche que certains sociologues et psychologues pensent qu’il faudrait s’attaquer aux origines de la délinquance juvénile et plus précisément à la pauvreté et à toutes les formes de marginalisation qui sont monnaie courante notamment au niveau des quartiers populaires. Walid KHEFIFI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com