Sofiène Melliti : Mon retour en E.N. ne doit pas surprendre





En réussissant une belle sortie face au Ghana, assortie d’un joli but, Sofiène Melliti a certainement rappelé au bon souvenir de ceux qui l’ont enterré très tôt qu’il est encore là, capable de se frayer une place au sein de la sélection. Interview d’un Sofiène Melliti «revanchard». Quels enseignements tirez-vous d’abord des deux derniers tests joués face à la Libye et au Ghana ? Un match de préparation est toujours utile dans la mesure où il permet à l’entraîneur d’effectuer une revue de l’effectif et de corriger certaines insuffisances. Cela dit, face au Ghana, surtout, l’équipe a prouvé qu’elle est en hausse et qu’elle sera prête le jour «J». Dans quelles conditions mentales abordez-vous cette CAN 2006 ? Avec les deux succès remportés face aux Libyens et aux Ghanéens et le titre continental en poche, on ne peut aborder la CAN que très motivés et décidés à défendre crânerait nos chances qui sont réelles. Après une longue absence, vous voilà de retour au devant de la scène et retenu parmi les vingt-trois partants pour la CAN ? Comment expliquez-vous ce retour en force ? Je tiens d’abord à rappeler à certains que j’ai toujours appartenu à l’équipe nationale chez les jeunes. A dix-huit ans, quand j’étais encore juniors j’ai porté le maillot national de seniors et j’ai côtoyé de très grands joueurs à l’instar de Hamrouni, Gabsi, Chihi, Baya etc. J’estime donc que cette convocation est dans la logique des choses et ne doit pas surprendre. Ce n’est pas un cadeau qu’on m’offre. Je mérite d’être là, je l’ai prouvé lors des derniers matches et j’espère être à la hauteur de la confiance placée en moi lors de la CAN 2006. Quelle différence y a-t-il entre le Melliti d’il y a deux ou trois ans et celui d’aujourd’hui ? Les dernières années que j’ai passées en Tunisie, je n’étais pas compétitif. Quand certains ont cherché à m’écarter j’ai été très touché mentalement et j’ai perdu l’envie de jouer. En Ukraine, on a cru en moi et la compétition aidant, j’ai retrouvé une grande partie de mes sensations. Aujourd’hui, j’ai 26 ans et je m’épargnerai aucun effort pour contribuer à la réussite de la sélection tunisienne. A ceux qui ont la mémoire courte, je dirai que j’ai déjà réussi de grands matches avec l’Espérance et avec l’équipe nationale et j’ai encore l’occasion de rattraper le temps perdu. Inchallah. Propos recueillis par Jamel BELHASSEN


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com