Tunis Trois employés et deux fonctionnaires accusés de falsification de chèques…





La onzième chambre de la Cour d’appel de Tunis a examiné mercredi dernier une affaire relative aux délits d’abus de confiance et faux et usage de faux dont les accusés sont cinq personnes dont une femme condamnés en première instance à cinq ans de prison chacun... Tunis — Le Quotidien Cette affaire a éclaté suite à une plainte déposée par un chef d’entreprise dans laquelle il accuse trois de ses employés d’avoir dérobé et falsifié des chèques tirés sur le compte de l’entreprise. Les suspects qui occupaient respectivement les postes d’agent commercial, de comptable et de coursier ont réussi à s’emparer d’une importante somme d’argent en encaissant les montants de plusieurs chèques falsifiés. Une information judiciaire a été ordonnée suivie de l’ouverture d’une enquête qui a abouti à l’arrestation des trois employés. Interrogés les trois suspects ont avoué les faits déclarant avoir été aidés par deux fonctionnaires de l’Etat pour encaisser les montants des chèques. Traduits devant le tribunal de première instance de Tunis, les cinq accusés ont écopé de cinq ans de prison chacun. Un jugement qui a fait l’objet d’un appel interjeté par les accusés. Ce recours a été examiné mercredi dernier par la Cour d’appel. Les accusés ont été entendus une deuxième fois. Le premier accusé à déclaré qu’il a découvert que deux de ses collègues ont procédé à la falsification de plusieurs chèques appartenant à l’entreprise avant d’encaisser les montants qui en découlaient. Pour s’assurer de son silence, les eux autres inculpés lui auraient proposé de s’associer avec eux avant de s’emparer de douze chèques et aller les tirer sur le compte de l’entreprise avec l’aide d’une femme fonctionnaire dans un ministère sans l’informer de l’origine des chèques. Le comptable de l’entreprise s’est, quant à lui, rétracté niant être au courant de toute cette opération. Son rôle s’est limité dans le classement des chèques avant de les remettre au coursier pour aller les verser sur le compte de l’entreprise. Il a déclaré en outre, que lorsqu’il a découvert que des chèques ont été tirés aux noms d’autres bénéficiaires, il a informé la banque. De son côté le coursier a rejeté les accusations portées à son encontre niant être impliqué de quelque manière que ce soit dans cette affaire. La Cour a constaté par ailleurs l’absence de la femme fonctionnaire dans un ministère qui ne s’est pas présentée à cette audience. Après quoi, la cour s’est retirée pour délibérations... H.M.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com