Questions au Dr. Naïma Khrouf, Chef du service de l’Unité de néonatologie à la maternité de la Rabta : «La femme enceinte doit consulter à la moindre anomalie»





Le Dr. Naïma Khrouf, chef du service de néonatologie à la maternité de la Rabta, répond à nos questions sur la coopération tuniso-italienne dans le domaine scientifique sur les causes de la mortalité des nouveaux-nés et sur l’importance de la sensibilisation de la femme en général. Quel est l’intérêt de la première expérience tuniso-italienne dans le domaine de la coopération scientifique ? La première coopération scientifique entre la maternité de la Rabta et le département des sciences gynécologiques de l’université de Sapienza est concrétisée par un programme d’échanges entre les deux institutions. Nous avons déjà des programmes de coopération avec la France, la Belgique, la Suisse, l’Allemagne et particulièrement avec Hambourg. L’intérêt de la dernière rencontre tuniso-italienne qui a eu lieu récemment à Tunis est de nous mettre en contact avec des institutions qui ont les moyens techniques et d’enrichir ainsi notre expérience dans le domaine de la néonatologie. Outre le projet de création de l’unité «Kangourou» (regroupements de bébés prématurés dans une unité avec leurs mères), nous projections d’informatiser les dossiers médicaux et de développer une unité de dépistage du cancer du sein. Quelle est la première cause de décès des bébés en Tunisie ? La première cause de décès des bébés en Tunisie est liée à la détresse respiratoire. Il faut noter que l’hypertension artérielle chez la femme enceinte peut constituer une cause importante et indirecte de la mortalité du nouveau-né qui, une fois extrait prématurément, peut être exposé à des complications graves. Les femmes enceintes ne doivent pas négliger ces risques et doivent prendre les précautions nécessaires pour les éviter. La femme tunisienne est-elle suffisamment sensibilisée à ce genres de maladies ? Il est indéniable que le niveau social, économique et éducationnel a enregistré une nette évolution au fil des ans. La femme tunisienne est de plus en plus consciente de l’importance du suivi de sa grossesse, d’autant plus que le mariage se fait de plus à un âge tardif, généralement après l’accomplissement des études. Tout cela contribue à la sensibilisation de la femme enceinte. Les émissions médicales à la télé, la radio et à travers tous les médias ont joué un rôle de première importance pour améliorer le niveau de la tunisienne à ce propos. Quel conseil donneriez vous à la femme tunisienne pour l’aider davantage à mieux assumer sa maternité ? Je crois que toute femme enceinte doit suivre de près son programme de grossesse. Outre les examens de routine qu’elle subit, elle doit à la moindre anomalie consulter son médecin traitant. Nous avons ici tous les moyens nécessaires pour prendre en charge les patientes puisque notre service est classé au niveau 3 des normes internationales. Ces normes sont évaluées selon les locaux disponibles, les équipements, le personnel médical et para-médical. Nous avons en outre programmé des extensions pour améliorer davantage la prise en charge des femmes enceintes ou malades. Entretien réalisé par Lotif TOUATI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com