L’art au service de l’humanitaire : Rien que pour un sourire





Une soixantaine d’artistes de chez nous participeront par leurs œuvres pour apporter de la joie à des âmes innocentes de par le monde. En abritant l’exposition “Sourire d’Enfant” qu’a organisé du 21 janvier jusqu’aujourd’hui, en fin de journée, la Fondation internationale pour les Enfants du Monde, la galerie d’Art et d’Essai le Damier a créé l’événement. Et bien-sûr, une pareille cause ne laisse personne indifférent. Les Tunisiens, malgré le mauvais temps —à ne pas mettre le nez dehors—, ont pris la peine de se déplacer et d’afficher leur attention. Au total, cinquante-six artistes plasticiens ont répondu présent à l’appel lancé par la fondation récemment créée (22 février 2002) à Genève en Suisse. Ils ont déposé leurs travaux au Damier, y compris dans les jardins de l’espace. Et en commun accord avec Sonia Hannachi (fondatrice et directrice de la fondation), en cas de vente, l’argent sera partagé à moitié avec seulement les artistes. Quant au galeriste Sylvain, il a tout simplement prêté son espace et d’une pierre, il a fait deux coups. Car cette bonne action a drainé vraiment la foule et sa galerie, ouverte il y a quelques mois, va se faire une réputation. Et quelle réputation! Auprès des artistes déjà, des gens de la culture, des médias et de tous ces gens férus d’art et qui ont les moyens d’acquérir des œuvres. Dans cette gratuité de l’espace, le gérant de la galerie est donc doublement conforté et ses efforts, en définitive, ne seront pas restés vains ou non récompensés. Et tout le monde en sortira gagnant, à court ou long terme. Pendant la cérémonie du vernissage, il n’y a eu ni allocution ni discours d’officiel. Et les choses parlent d’elles-mêmes. Des tableaux appartenant aux plus célèbres de nos artistes, de divers formats et tendances et une ambiance conviviale. Et puisque cette opération strictement humanitaire est destinée aux enfants du continent africain, de l’Asie et de quelques pays de l'Amérique latine, la manifestation a été animée par des enfants. Sur des notes de musique, les Stéphane Saïtta (15 ans), Myriam M’barek (15 ans), Krystina Raczynfka (17 ans) et le benjamin de tous, Tarak Chaâbane (12 ans) se sont relayés pour jouer sur le clavier d’un piano et nous égayer l’atmosphère avec du Chopin, Mozart, Gretchaninov, Bach et les autres. Du grand art symphonique, et la soirée d’être bonnement rythmée et doucement épanouissante au gré de ces quelques morceaux si harmonieux et lyriques à la fois. Et dès le premier quart d’heure et dans la discrétion la plus absolue, nous avons assisté à la vente de quelques œuvres —les retardataires ou peu informés ont encore une journée pour se dépêcher sur le lieu et apporter leur contribution, et ça vaut le coup—, à la va vite. Il y a des travaux des Mtimet, Turki, Catzarras, Mahdaoui, Maâtoug, Triki, Belkhodja, et de l’art à vendre, mâtiné d’un brin d’affection et pour tous les goûts. De cette manifestation, les plus heureux seront les enfants déshérités qui n’ont pas eu la chance de naître dans le bon environnement. Zohra ABID


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com