Lait : L’étau se resserre autour des producteurs mal intentionnés





. Les prix seront prochainement fixés en fonction de la densité du produit Un vaste programme est en cours de préparation pour préserver la qualité du lait collecté par les divers centre de collecte. Les prix seront prochainement définis en fonction la densité du produit quel que soit le volume d’eau révélée par les analyses. Tunis - Le Quotidien Qu’est ce qui fait la différence entre un bon et un mauvais laitier? C’est tout simplement la quantité d’eau additionnée au lait pour arrondir les fins de mois et augmenter les profits. Ce phénomène constitue un véritable casse-tête pour l’autorité mais aussi pour toutes les entreprises spécialisées dans la collecte et la transformation de ce produit. Les producteurs, forts de la réglementation en vigueur et par leur connaissance tolérée à la vente de la densité de lait ont toute la latitude, aidés en cela par le densimètre, d’ajouter une certaine quantité d’eau sans risque. Les études menées par le ministère de l’Agriculture ont prouvé que 15 à 30% du lait vendu par les producteurs aux centres de collecte, présentent un grand taux d’acidité et une faible densité. Ces facteurs nuisent à la qualité du produit mais aussi à la durée de conservation. Cette opération coûte à l’Etat la somme de 5,4 MD. Conscient de la gravité de ce phénomène et de la nécessité de garantir la qualité du lait à même de nous placer en conformité avec les normes européennes, le ministère de l’Agriculture et des ressources en eau est en train d’élaborer un procédure visant à contrecarrer les pratiques frauduleuses tout simplement par la tarification du lait selon la qualité. En d’autres termes, le producteur recevra toujours le même prix pour un produit répondant aux normes. La densité va constituer l’unique référence pour la fixation du prix. Les procédures pour la mise en place d’un tel programme ne sont pas si simples. L’opération nécessitera un budget de l’ordre de 3,6 MD et nécessitera 3 phases importantes dont la formation de personnels adéquats et la définition des critères objectifs pour la définition de la qualité et la fixation des prix. L’étau se resserre ainsi autour de certains producteurs qui n’ont d’autres choix que de miser sur la qualité de leurs produits s’ils aspirent à se tirer d’affaire. Lotfi TOUATI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com