Centre culturel de la ville de Tunis : Vers le style «Bounaouara» dans la danse moderne





Dans, «Danse, danse, danse» un spectacle signé Hafedh Zilit pour la chorégraphie, l’accent est mis sur la pratique en tant que telle et non celle qui fusionne avec le théâtre. Le spectacle qui sera donné le 30 décembre à 19h30 au Centre culturel de la ville de Tunis promet de la danse comme on l’aime gaie, enthousiaste et zélée. Hafedh Zilit est un puriste invétéré qui investit le domaine de la danse selon des critères bien déterminés. Pour lui la danse est faite pour aérer l’esprit et du danseur et du spectateur et non pas pour mettre en scène des tableaux énigmatiques. Faisant fi de toutes les techniques de la danse théâtre, il crée des spectacles pour danser uniquement. Le spectacle qui sera donné au Centre culturel de la ville de Tunis se classe, sans problèmes, dans cette catégorie. Il est composé de trois tableaux et aborde trois thèmes différents en dansant sur des musiques d’Orient. Citons à titre d’exemple l’air de la chanson d’Om Kalthoum «Mille et une nuits». Dans ce spectacle il fait appel à un groupe de 12 danseurs, par ailleurs, des étudiants. Ils répètent dans un quartier populaire du côté de la maison de la culture Sidi El Béchir. Une manière d’amener la danse jusqu’ici élitiste aux milieux les plus défavorisés. Le spectacle de moderne jazz que propose Hafedh Zilit est le fruit de sa formation artistique qu’il a entreprise depuis 1998. Il a commencé par le conservatoire de danse classique à l’avenue de Paris pour s’acheminer et ses compagnons de route vers le Ballet national. Tout de suite après il a voyagé pour l’Italie là où il a complété sa formation à l’Académie nationale de la danse. Il a fait des stages de work-shops au Portugal et en Espagne il a créé un ballet avec un groupe de danseurs de Valencia. En Tunisie, bien avant, il a été formé par Nawal Skandrani, et Imed Jemaâ, entre autres. Il se considère de la nouvelle génération d’artistes danseurs dont Salma et Sofiane Wissi, et bien d’autres artistes qui n’ont pas encore leur véritable place dans la scène artistique. Un souhait ? Certainement il en a. Car Hafedh Zilit espère qu’un jour il obtiendra une carte de professionnel de danse moderne. Signalons, en effet, que le ministère de tutelle ne livre ces cartes qu’aux pratiquants de la danse traditionnelle. «Que vais-je faire alors avec les diplômes que j’ai si je ne puis obtenir la reconnaissance du ministère de tutelle ?», commente-t-il. Et notre interlocuteur de continuer «J’espère vraiment qu’un jour je créerais un spectacle avec les pas traditionnels. Pourquoi pas le style Bounaouara dans un ballet de danse moderne», conclut-il. Mona BEN GAMRA


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com